Mercredi 8 juin 2011 3 08 /06 /Juin /2011 12:52

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Ce qui reste après la chute

 

Eparpillé

 

Approcher sans blesser

 

Soigner de tendresse

 

Les plaies encore à vif

 

La bouleversante douceur

 

Apprivoiser le doute

 

Rassurer la crainte

 

Revenir à la vie

 

En tendant la main

 

Vers l'autre

 

Rien n'existe qui ne risque

 

De disparaitre

 

Le savoir et avancer

 

Quand même

 

Parler pour se dire

 

Fuir le jugement

 

Eloigner le passé

 

Sans attendre l'avenir

 

Lire à même la douceur

 

De la peau

 

Les raisons d'exister

 

Puiser au sourire

 

La tristesse à bercer

 

Et s'endormir enfin

 

De chuchotis en murmures

 

 

 

 

 

 

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Par Sardine - Publié dans : Mémoires vives - Communauté : Plaisirs d'écrire
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Vendredi 22 avril 2011 5 22 /04 /Avr /2011 07:29

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L'ombre s'installe

 

Dans le temps

 

Immobile

 

 

La nuit s'étire

 

Au sombre du vent

 

 

Et quand survient

 

La peine

 

 

Au pivot d'équilibre

 

Des nuits sans lune

 

 

Danse

 

 

Et séduis la peur

 

En son être

 

 

 

.

 

 

Par Sardine - Publié dans : Mémoires vives - Communauté : Plaisirs d'écrire
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Mercredi 20 avril 2011 3 20 /04 /Avr /2011 09:38

18 rue des 3 Mages

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Je vais partir et fermer ma maison

 

Cette  fois n'est pas comme les autres

 

Je pars le ventre serré

 

Le pas lourd

 

 

Pas envie de refermer cette porte

 

Ces fenêtres que je laissais ouvertes

 

Dès que le temps le permettait

 

 

Je ne veux pas ranger mes livres

 

Ma théière et mes coussins

 

Je ne veux pas plier les couvertures

 

Et ranger la vaisselle

 

 

Dans chaque objet

 

Je vous vois

 

Dans chaque miroir

 

J'entends vos voix

 

 

Bien sûr

 

Il y aura d'autres maisons

 

Et d'autres moments magiques

 

Mais ceux que j'ai vécus ici avec vous

 

Je sais qu'ils resteront à part

 

 

 

Alors

 

 

 

J'aimerai demander à tous ceux qui sont passés ici

 

Quelques minutes ou quelques jours

 

Une fois par hasard

 

Ou en rite régulier

 

Ceux qui se sont disputés ou aimés

 

Ceux qui ont rit

 

Ceux qui ont pleuré

 

Ici

 

 

De bien vouloir me laisser un petit mot

 

Un signe ou une image

 

N'importe quoi que je puisse garder en moi

 

Et qui m'aidera à savoir que je n'ai pas rêvé

 

Qu'il y avait bien ici quelque chose de propre à ces murs

 

D'impalpable mais de réel

 

 

En commentaires ou en messages privés

 

Je vous attends et vous embrasse

 

 

 

 

 

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Par Sardine - Publié dans : Mémoires vives - Communauté : Plaisirs d'écrire
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Mardi 15 mars 2011 2 15 /03 /Mars /2011 08:46

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Quand il n'y a plus rien

 

Ou si peu

 

Sourire crispé mécanique

 

Reste de devoir d'affection

 

Réminiscence des liens

 

Souvenir vivant des rires

 

 

 

 

Quand il n'est plus possible

 

De se dire

 

Patience distraite de l'écoute

 

De celui qui sait déjà

 

Ce qui pèse

 

Ce qui abat

 

Echo ancien des gestes consolants

 

 

 

 

La douleur peut enfermer le cri

 

Comme elle peut le répandre

 

Se muer en morsures

 

Ou s'épancher en larmes

 

 

 

Honte à qui ne sait pleurer

 

Poliment

 

 

Comme un pauvre méritant

 

Il faut  une tristesse présentable

 

 

Aimable

 

Acceptable

 

Ni hargneuse

 

Ni hurlante

 

 

 

Permettre à l'autre de se sentir bon

 

Lorsqu'il vous tend la main

 

 

 

Avoir la larme esthétique

 

 

 

Ou rester muré dans le silence

 

Du cri de peur imprononcé

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Sardine - Publié dans : Angst - Communauté : Plaisirs d'écrire
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Lundi 14 mars 2011 1 14 /03 /Mars /2011 09:07

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A ne rien faire

 

Au silence de qui s'en va

 

A ne rien dire

 

Au bruit de qui reproche

 

 

Il n'y avait rien avant

 

Il n'y aura rien après

 

 

A cheminer dans la patience

 

Sans rien attendre

 

 

Rien ne restera

 

Qui n'était déjà

 

 

Il n'y a rien d'autre

 

Dans le silence

 

Que l'écho des espèrances

 

 

 

 

.

 

 

Par Sardine - Publié dans : Angst - Communauté : Plaisirs d'écrire
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Vendredi 25 février 2011 5 25 /02 /Fév /2011 09:46

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J'ai baisé sur tes mots

 

A jamais retenus

 

Mêlé mes cris à ta voix

 

A jamais inscrite en moi

 

 

Au dessus du corps

 

Des autres hommes

 

Dans le savoir farouche

 

De l'impossible existence

 

 

L'absence sombre

 

Sans se diluer jamais

 

Le temps n'est rien

 

Aux échos disparus

 

 

Et les muscles se font lourds

 

D'avancer sans faiblir

 

Quand le désir d'être à demain

 

N'est plus que coquille vide

 

 

 

 

 

 

 

.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Par Sardine - Publié dans : Sètz
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Vendredi 25 février 2011 5 25 /02 /Fév /2011 09:38

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Affoler les fous et effrayer les effrayants

 

Trop intense

 

Tarasque déhanchée déambulante

 

De l'être désincarnée

 

 

 

Figure archètypale des premières femmes

 

Des guerrières farouches

 

Aux putains sacrées

 

De la mère éternelle

 

A l'ogresse dévorante

 

 

 

Ne dévoile jamais ta face

 

Aux hommes assis

 

 

Qu'ils n'aient nulle crainte

 

En leurs certitudes

 

 

N'attend rien du temps

 

Ni de l'espace

 

Tu porteras toujours

 

En tes traits

 

 

Leur crainte affolée

 

 

Dans tes os

 

Sur ton front

 

Et sur ta solitude arrimée

 

Comme un voile d'irrélle pudeur

 

Passeront les regards

 

 

 

 

 

 

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Par Sardine - Publié dans : Mémoires vives - Communauté : Plaisirs d'écrire
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Jeudi 10 février 2011 4 10 /02 /Fév /2011 08:31

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J'ai réussi à l'entraîner jusque là. En fait, ça n'a pas été si dur, la douleur devait commencer à se faire sentir et tout concentré qu'il était sur ses mains, il avait suffi de le guider doucement jusqu'à la porte du bar.

Presque à l'angle du boulevard, à deux pas de la masse que l'on devinait pesante, du musée, c'était à cette heure-ci le seul refuge du quartier où l'on accueillait n'importe qui.

C'est là que nous avons attendu le premier métro.

Et dans le silence qui se créait autour de nous, isolés, je regardais s'éloigner l'hébétude de son regard et surgir  la conscience de ses actes passés.

A ce moment-là, j'ai pu commencer à déplier ses mains et peu à peu réaliser l'étendue des dégâts.

Il n'y avait rien à dire, ce qui venait de se passer resterait quelque part dans nos mémoires, de ces instants de transparence où affleure sans plus aucun faux-semblant, la face si nette de notre folie.

Ce n'était ni la première, ni la dernière fois qu'ainsi se croiseraient nos peurs et de tout ce qui nous liait, cette connaissance de l'intime frayeur de l'autre resterait notre plus sûre attache et la plus évidente.

 

 

 

 

 

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Par Sardine - Publié dans : Leis autres - Communauté : Plaisirs d'écrire
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Mercredi 9 février 2011 3 09 /02 /Fév /2011 10:24

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Je me souviens de ses  mains qui se martelaient elles-mêmes, coup à coup, fracas après fracas, les jointures qui saignaient sans ralentir le rythme des poings.

Dans la demie obscurité du boulevard, la masse indifférente de la boite aux lettres luisait de ce jaune tendre et rassurant, accrochée à son mur avec l'innocence des choses.

Derrière nous je sentais passer le flot des voitures, régulières et glissantes sans à-coups dans la nuit. Parfois, un bruit de pas proches s'intercalait et son battement régulier venait orner le motif quasi musical de la boite résonnant sous les coups.

Le corps ramassé, boxeur épuisé en fin de round, il se jetait sur elle sans plus y penser, attentif à sa tâche de destruction, consciencieux.

Le combat inégal cessa en quelques minutes, titubant à peine, le souffle un peu court, il regardait ses mains sans vraiment les voir, pendantes et sans volonté. Enfin.

 

 

 

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Par Sardine - Publié dans : Leis autres - Communauté : Plaisirs d'écrire
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Mardi 25 janvier 2011 2 25 /01 /Jan /2011 11:52

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D'un matin l'autre

 

La nuit s'éloigne sombre

 

A l'éveil du monde

 

 

Sous les paupières hésitantes

 

Marchent les ombres

 

La paix de l'ailleurs

 

 

Le lieu des sourires disparus

 

La fraîcheur des voix éteintes

 

Les démarches dansantes

 

 

Reculer l'instant du réel

 

Refuser l'éveil

 

Rester au chaud du temps

 

 

Ne pas vouloir savoir

 

Qu'ils ne seront pas là

 

Au détour d'une rue

 

 

 

Et se lever enfin pour

 

Au bout de l'attente vaine

 

Accepter de continuer

 

 

 

 

 

 

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Par Sardine - Publié dans : Mémoires vives - Communauté : Plaisirs d'écrire
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