.
"Tout est dans le "ne rien attendre en retour", et pour l'échange des corps, du coup, ne rien attendre en retour, c'est juste pas possible...! :-) "
Voilà
Ces mots-là
Lus, entendus, devinés dans les pensées
Devant moi
Depuis des années
Ils reviennent
Avec la régularité
Des moustiques au mois de juillet
Dès que je dis
Dès que j'explique
Dès que je raconte
Faut que je justifie
Que je défende
Que j'argumente
J'fatigue parfois
Il y a cent ans
J'aurais été un exemple de convention sociale
Aujourd'hui
Je suis une anomalie à la limite du pathologique
Dans les deux cas
J' me défile
J'suis rien du tout
J'me pose pas en théorie
Les corps des hommes
Je les ai aimés plus que de raison
Je les aime encore chaque jour un peu plus
Et je m'en passe
Comme je me passe de voyager
C'est pas pour ça
Que je n'aimerai pas
Comme tout le monde
Voir
La rosée sur la steppe mongole
Les étoiles au bord d'un lagon
Et les rues grouillantes d'Helsinki en pleine nuit d'été
Mais je n'y vais pas
Pas envie de partir juste pour ça
Pas envie de dépenser du kérosène
Pour mon petit nombril
Quand je suis partie
C'était comme ça
Sans savoir ce qui me poussait
Mais ce n'était jamais
La seule recherche de mon plaisir
Je n'ai pas besoin de n'importe quel corps
Juste pour satisfaire le mien
Si ce n'est que ça
L'autonomie me va très bien
.
Par C'est Elle
-
Publié dans : Mémoires vives
-
24
-
Recommander
L'autonomie, c'est bien ( je la considérerais même essentielle ;-)), mais j'avoue ne pas être prête à me passer de la sexualité à deux, parce que ce n'est pas la même chose et ce n'est pas une question de besoin, mais plutôt d'envie.
le seul fait d'être devient "jouissif" en quelque sorte.
Ça suppose un total abandon du conflit sexuel intérieur,
et en fait, tout sauf du narcissisme,
c'est la vie (le "vivre") qui devient l'"Aimé-e" et non l'égo ou le nombril.
Solitude ou pas devient alors relativement secondaire, l'amour semble moins flamboyant, en réalité il est plus profondément joyeux et insouciant
et je crois qu'on se donne bien plus heureusement ainsi
...
:-)
Tu me vois fort marri d'avoir pu te faire croire que je stigmatisais quoi que ce soit, nan..! C'était juste, que dans le "ne rien attendre en retour", pour "l'échange des corps", si y'a pas d'abord échange, il se passe pas grand chose, c'était juste ça...!
Pour l'autonomie, l'autoérotisme, l'onanisme et tutti quanti, y'a pas de mal à se faire du bien, comme disait Barbara: "Je n'ai pas la vertu des femmes de marin" et Brel: "Il nous fallut bien du talent pour être vieux sans être adulte". Voili , voilou, je te comprends très bien, rassure-toi, bises.
Mais justement, tout est là ! Aimer, vivre le sentiment amoureux, qu'il y ait échange ou pas, réciprocité ou pas, je m'en moque, je ne cherche rien, je vis ce qui m'arrive et c'est tout. Et s'il n'y a pas échange de coprs, je le vis sans frustration ni amoindrissement.
:-)
Depuis hier, je m'interroge... Et j'avoue ça m'échappe!
Quant à rechercher " frénétiquement" le corps d'un autre, je crois bien l'avoir vécu un temps, mais parce que j'avais besoin de me prouver des choses, résolues depuis. Aujourd'hui, boarf ;-) j'attends de voir...Toutes les rencontres sont tellement différentes et induisent inévitablement des attentes et un positionnement différents.
On dit des positions différentes .
@Yelrah : non, rien *mouarf*
L'ardeur érotomane, pour certains cas pathologiques, peut-être bien plus... effrayante,... c'est plutôt une question de "genre", il me semble !!
C'est plus une question d'économie d'énergie, comme on dit, dans les milieux écolo... :-)
Le célibataires baisent.
J'aime bien mon statut.
J'ai vécu les deux alors hein...
Ces longs silences...
J'aime autant me taire... tout seul.
Je ne pense qu'au cul :)