Vendredi 23 décembre 2011 5 23 /12 /Déc /2011 11:40

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" A l'an qui vient que si nous ne sommes pas plus, nous ne soyons pas moins "

 

Depuis plusieurs années maintenant, cette phrase me revient en tête

 

à chaque mois de décembre.

 

Des voeux, des souhaits, des bonnes pensées et des dictons

 

cette période en est pleine.

 

Des religieux, des laïcs, des révolutionnaires, des sentimentaux,

 

des amicaux, des familiaux.

 

Celui-là est différent, plus sombre et plus lumineux que les autres.

 

Le rappel de la seule peur qui nous soit à tous commune.

 

La perte et l'absence

Ce trou qui jamais dans l'eau ne se refermera

Ce poids des matins sans fin

 

L'éternel recommencement des jours devenus vides

Les questions et les les doutes

La douleur indicible

Les mots que l'on apprend à retenir d'année en année

Pour ne plus déranger les vivants

 

Ces pas qui s'enchaînent sans but

Ces bras trop vides 

Sans plus rien à étreindre

Les voix qui disparaissent

Au fond des mémoires

Les parfums de la peau chaude

Que l'on aimait embrasser

 

Cette haine de soi d'oublier

Ce que l'on voudrait garder à jamais

Ce dégoût de continuer à être

Quand l'autre n'est plus

 

Oh, a l'an que ven que se siam pas mai que siguem pas mens !

 

Que personne cette année ne disparaisse dans ce grand vide

Que nul ne vienne un matin m'apprendre encore une perte

 

Prenez tous soin de vous

Autant que vos vies m'importent

Aimez-vous

 

 

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Par Sardine - Publié dans : Leis autres - Communauté : Plaisirs d'écrire
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