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12 septembre 2014 5 12 /09 /septembre /2014 14:55

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Mon monde a explosé il y a quelques années en une ribambelle d'écrans branchés d'un bout du monde à l'autre.

De cet environement nouveau, certains me disaient de me méfier.

Il était le Diable, la Trahison et le Mensonge à lui tout seul.

L'humain n'y existait pas, il était faussé, dissimulé, malsain.

Forums d'abord puis blogs puis réseaux sociaux, d'année en année, le monstre se transformait et étendait ses tentacules.

Dieux de tous les temps et de tous les espaces, j'allais me perdre, me fourvoyer dans le malheur volontaire.

Alors que le monde réel est si beau et pur, si innocent et sincère.

Que pouvais-je bien trouver à travers cet écran maléfique ?

 

Ouais, moi, j'veux bien.

 

Mais, à l'époque de mes premiers forums, coucou le Psikobar, je vivais une impasse réelle et emplie de monde où la solitude de mon cerveau commencait à me transformer en alien neurasthènique.

Et j'ai commencé à rire tous les jours. A me disputer aussi, à m'émouvoir parfois.

J'ai croisé de parfaits connards et des êtres merveilleux, des compagnons de cuites et des discussions philosophiques sans fin.

J'y ai aussi trouvé des amitiés, coucou le Vazy, des amours même, coucou le, non, ça je ne vous le dirai pas.

Il y eut aussi des manques soudain, des trous dans l'eau qui ne se refermaient pas.

 

Le premier vint tôt. Un grand silence soudain dans la forêt québecoise. Un grand frère rigolard, manieur d'images et de mots, un grand concentré de tendresse ironique. Au revoir, Ray, que le vent des grands bois te berce doux.

 

Le dernier est si frais, si ténu et puissant à la fois qu'il est encore difficile d'en parler. Une élégance irrévérencieuse, une culture à te laisser béat, une générosité visible même sur un écran de téléphone, des mots échangés, égrénés entre un apéro et une fuméé bleutée. Au revoir Dame Françoise, puisse les fleurs de ton jardin parfumer ta route entre deux rires.

 

Au cours de ces dix années, le réel ne m'a jamais paru plus fort, ni le virtuel plus lointain. L'humain y est le même et comme en l'auberge espagnole, je continue à croire que l'on y trouve ce que l'on y amène.

 

 

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Published by Sardine - dans Mémoires vives
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commentaires

Sardine 05/11/2014 09:40

Bises, Cristophe. Non, peut-être qu'avec un peu de chance, il y en aura d'autres.

Sardine 05/11/2014 09:39

Un Yelrah et un Ioba en coup de vent, je devrais écrire plus souvent si cela me permet de vous lire. La bise, les garçons.

ioba 20/10/2014 15:51

Salut Sardinette!
Par quel drôle de hasard je passe par içitte* en ce jour... Il n'y a point de hasard parfois... Mes salutations alpinesques & keep on!

*©Ray

yelrah 13/10/2014 12:10

Toujours aussi prenant...

Cristophe 14/09/2014 09:53

C'est l'article de l'année ! d:-))