Partager l'article ! De la Chair à la Pierre: . Les épaules se figent en premier La gangue de pierre Née de la nuque ...
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Les épaules se figent en premier
La gangue de pierre
Née de la nuque
Descend doucement
Le long de la colonne vertébrale
Enveloppe le torse
Croise et recroise autour du ventre
Pour finir
Ruban de fête
Par se nouer au creux des reins
Statufiant le corps
Pour supporter le poids
Soudain du buste et de la tête
Les cuisses se raidissent
Chairs tétanisées
Muscles noués violemment
Genoux tremblants sous l'effort
Oscillants trop faibles pour tenir
Bien longtemps
Les ondes de malaise
Irradient depuis le ventre
Bloquent la respiration
Font naître de vagues nausées
Affolent le muscle cardiaque
Encombrent la trachée
Bloquent les mâchoires
Assèchent la bouche
Explosent enfin derrière les yeux
Empêchant les pensées
Brouillant tous les signaux
Déformant les sons et la vue
Les os du crâne paraissent
Se disloquer sous la poussée affolée
Rien n'est plus possible
Que l'attente angoissée
La concentration extrême
Pour contrôler chaque souffle
Laisser passer les palpitations
Du sang aux tempes et à la gorge
Laisser le temps agir
En espérant tenir
Ne pas partir en syncope
Ne pas complètement lâcher
Les rênes à ce corps
Où la raison n'intervient plus
Tout entier dépassé
Par la brutalité
Des émotions
La violence physique
De ce combat intérieur
Est sans nom
On ne peut demander grâce
Il n'y a pas d'adversaire
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