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4 octobre 2012 4 04 /10 /octobre /2012 13:46

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Écrire m'est un besoin. Ou pas. C'est toujours le signe d'un état extrême, mes textes n'obéissent à aucun plan, ne représentent aucune oeuvre ou ébauche ou que sais-je encore.

Ils sont ce qui sort et qui ne peut rester dedans. Dans la mesure du raisonnable, enfin il me semble, le pire reste coincé et ça, c'est un autre problème.

Parfois, les humains qui me croisent hors des lignes s'étonnent de me voir différente. Je me suis déjà faite insultée à cause de ça.

Oui, je peux rire juste après avoir écrit quelque chose de très noir ou être en morceaux tout en publiant quelque chose de drôle même si c'est moins courant, je l'admets.

Écrire ici, exposer mes mots, relève sans doute d'une thérapie sauvage et il va sans dire que je vous prends, lecteurs, à témoin, pour juge parfois, pour médecin aussi alors que ce n'est pas là votre volonté.

J'en suis désolée.

Du coup, le problème se double au lieu de se résoudre.

N'ayez pas peur pour moi, je ne vais pas plus mal aujourd'hui qu'hier, je suis ce que j'étais, ni plus, ni moins.

Ce qui n'est pas très réjouissant d'ailleurs si on y pense.

Pas d'amélioration, pas de construction, pas d'avancée. J'en ai pris mon parti, je suis passée à côté de tant de pans de ma vie, qu'il serait ridicule et pathétique de les vouloir rattraper. J'essaie de bricoler un abri de vie potable, parfois ça marche, parfois pas. Il n'y a pas de quoi réveiller les voisins.

Les humains dans mon cas sont légions et de toutes sortes, apparaissant sous toutes les formes.

Les timides, les cassés de dedans, les qui se roulent par terre lorsqu'ils sont seuls chez eux. 

Les hyperactifs, hyper engagés, hyper à l'écoute du monde, les agressifs, les intrusifs, les comiques, les dragueurs, les silencieux, les bavards, les solitaires, les sociables. 

Certains sont doubles faces, j'en suis une. 

Si vous me rencontrez, si je suis dehors, c'est que les forces sont suffisantes pour cela. Je risque d'être très, trop gaie, motivée, prenante, prolixe et impliquée.

Ce qui peut provoquer de lourds malentendus, lorsque la fatigue me prend.

Lorsque sortir sur le palier est une épreuve, croiser des humains, une charge sans nom.

C'est souvent un choc pour ceux qui me connaissent peu. Un malaise pour ceux qui supportent mes allers retours du trop noir au trop clair depuis longtemps.

Difficile d'accompagner sans aider qui l'on aime et difficile de continuer à aimer qui on ne peut accompagner.

Mes mots ici, les montrer surtout, et merde pour la pudeur, me sont indispensables mais je ne voudrais pas vous apeurer ou vous blesser.

 

Et puis c'est comme d'habitude, ça passera.

 

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Published by Sardine - dans Angst
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