D'un Autre Temps

Mercredi 26 août 2009
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Il fallait qu'il me voie lundi


Je l'ai su en marchant

Il fallait qu'il me voie

Ce jour-là

Et c'est tout


C'est pas tous les jours

Que je sors en robe rouge

Talons et oeil au noir



Pour rien

Pour moi

Pour rire

Parce que

C'est comme ça

Certains jours


Au bout de la rue

J'ai su où j'allais

J'ai su où j'irai

Puisqu'il fallait qu'il me voie

Ce lundi-là
















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Par C'est Elle
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Samedi 4 juillet 2009
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Qu'est-ce que je peux écrire comme conneries sentimentalistes quand j'ai pris l'apéro...C'est pas croyable




Je ne renie rien du texte précedent


Mais quand même

Le rosé

C'est dangereux




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Par C'est Elle
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Samedi 4 juillet 2009
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C'est pas si clair

C'est pas si net

Y'a comme un gris dans ma mémoire

J'ai pas envie de retourner

La scène sous tous ses angles

Un seul me reste

Comme un regard incrédule



Assise au bout d'un vieux fauteuil

Dans ce salon si souvent imaginé

Je regardais mes deux chevaliers

Faire connaissance

Et se reconnaitre de même pensée



Dans mes imaginations surréalistes

Je n'avais jamais osé cette scène



J'ai retenu mon souffle

Et savouré le moment

A toutes petites gorgées

En remerciant je ne sais quoi

D'avoir permis cet instant


Que c'est bon de regarder vivre

Les hommes que j'aime

Sans penser à plus

Sans désirer plus

Sans demander plus


Que de les savoir vivants





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Par C'est Elle
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Mardi 23 septembre 2008
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Un ami m'écrivit ce soir
La chose la plus glaçante
Que je lu depuis longtemps.

Une phrase emplie
D'une souffrance calme
D'un patient renoncement
D'un volontaire abime

" je dépends totalement de quelqu'un qui décide
de quand je peux la voir et de manière totalement imprévisible
et bien trop rare, voilà, pour le moment c'est ainsi.  "


Je ne peux rien dire là
Qui ne serait inutile

Qui peut juger du bienfondé
Des poids que nous sommes prêts à porter
Des charges qui ne nous sont plus rien
Des douleurs calfeutrées enfouies

De celles que laissent aux pieds
Les souliers si jolis et qui dansent si bien



Cela n'est plus mon monde
Mais je me souviens bien

Prends soin de toi




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Par C'est Elle
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Vendredi 29 août 2008
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"Toi...toi, tu es une grande malade !"

Tes yeux rient et me renvoient leur éclat
Quand tu me tends mon livre.


Je sais, je lis des choses bizarres sur la plage...


Et pour un autre sourire comme celui-là
je serai prête au pire...

Tiens, j'irai jusqu'à lire du Duras
Pour te faire rire...






Mais alors vraiment pour te faire rire, hein...




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Par C'est Elle
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Mardi 5 août 2008
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Certains hommes ont la taille haute et prise
Le dos nonchalant.


Leurs vétements ne tombent jamais droits
Ils ont ce pli sensuel
Au creux des reins
La grâce du moment
La rotation si fine de la hanche


Et se dessinant dans le prolongement
Indécent de la taille


L'arrondi adolescent des fesses
Vient ponctuer la ligne du dos
En un point d'équilibre éternel
Où se construit l'espace.



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Par C'est Elle
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Mercredi 30 juillet 2008

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Quand j'étais enfant, lors des réunions de famille, je m'asseyais au haut des marches de l'escalier et j'écoutais les voix.

Les jours qui avaient précedés la fête avaient  été exitants et riches d'attente.

Mais le jour venu, je me mettais hors du cercle très vite et me réfugiais à l'étage.

Attendant que l'on s'inquiète de mon absence, qu'une question soit posée à laquelle je n'aurais su répondre.

 

Par la suite, j'ai souvent fréquenté les paliers bien cirés et les hauts d'escaliers bruissant des conversations et des rires assourdis

de ceux qui se savent exister.

 

Pour trouver des réponses à mon malaise, pour savoir d'où il venait, j'ai sacrifié un temps infini, des rencontres importantes d'humains impuissants à m'aider.

J'ai massacré mes études, mis en danger mon équilibre social, bien abimé ma santé.

J'ai découvert pas mal de réponses sans y trouver la paix.

 

Et puis j'ai appris à vivre en admettant ce que j'étais sans plus chercher de réponses, les questions suffisant.

 

Sans doute ne sommes nous pas tous des acteurs de premier plan de nos propres vies, en tout cas je ne le suis pas.

J'aime les coulisses et l'observation, l'archivage et l'analyse, la compréhension et l'empathie.

 

L'une des conséquence de ma place dans le monde est un sens du temps et de la réalité assez...élastique.

 

C'est pourquoi je peux attendre dix ans sans m'en rendre compte puis bousculer tout en quelques semaines.

Ou te regarder vivre jour après jour sans sentir les mois passer.

Téléphoner à mon meilleur ami et entendre sa voix une fois en huit ans.

Disparaitre de la vie de ceux que j'aime sans sentir que mon absence leur pèse.

Ou rester trop longtemps où ma présence dérange.

 

N'être pas dans le temps du monde c'est courir le risque de n'être jamais à sa place.

Mais de ce déséquilibre j'ai fais mon quotidien, je le bricole et ma foi, vaille que vaille, j'arrive à ne pas trop mal vivre avec.

 

Je ne crois pas avoir envie de pousser la porte et de réclamer ma place de l'autre côtè du palier.

 


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Par C'est Elle
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Mardi 8 juillet 2008
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Si je promets de n’avoir à ton endroit

aucune pensée respectable,

une conduite fort reprochable,

des intentions impures

et  des idées plein l’arrière-tête,

accepterais-tu de dîner

avec moi ?



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Par C'est Elle
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Mardi 8 juillet 2008
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Amoureuse ?

Non


Des envies de peau obsédantes

Des mains qu'il faut retenir

Pour ne pas palper, caresser, effleurer.


Des bouffées de parfum moite et chaud

Montent vers moi

Du corps interdit du délit.


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Par C'est Elle
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Jeudi 12 juin 2008

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Tu m'as plu parce que ta peau semblait avoir la finesse d'un sable doux
de celles dont frissonne qui les caresse.




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Par C'est Elle
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