Leis autres

Vendredi 27 novembre 2009 5 27 11 2009 22:41
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Pas de distance

Au pas de deux

En toute patience

Pour l'amour d'eux



Ils sont la garde rapprochée

Mes pierres de touche

Mes forces intactes


Aux pas élastiques

Corps émouvants

Ni purs esprits

Ni même amants


Mes deuxième faces

Mes côtés creux

L'autre moitié de moi-même

Tuteurs souples aux gestes amples


Toujours égaux

Jamais semblables


Riche vie qui me les a donné

En cohortes fidèles

En qualité prodigue


Beaux

Forts

Solides





Mes copains






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Vendredi 25 septembre 2009 5 25 09 2009 07:39
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Le chasseur de papillons


A un grand filet

Pour les attraper

Des bottes bien hautes

Pour protéger ses grands pieds

Un casque colonial

Ou une casquette à visière

Pour ne pas voir le soleil


Quand il a bien marché

Bien guetté

Bien rusé

Bien tendu ses pièges

Il range précieusement

Les beaux papilolons colorés

Dans un grand bocal en verre

Bien fermé de son bouchon de liège


Rentré dans sa maison

Il retire sa casquette

Enlève ses grandes bottes

Libère ses grands pieds fatigués

Et avec précaution

Dévisse le gros bouchon


Il a préparé pas loin

Du coton bien imbibé

De chloroforme

Des aiguilles et des planchettes


Et amoureusement

Délicatement

Patiemment


Il attrape les papillons endormis

Et les cloue un par un

Sur les belles planchettes bien carrées


Au murs de son salon

Les couleurs vives

Illuminent ses soirées

Enjolivent ses jours


Il compte ses morts





J'aime la chasse aux belles personnes

Je les guette

Les traque

Les piste


Je les attire à coup de cuisine

Jusque dans ma maison

Je leur fais des sourires dans la rue

Et des câlins

Quand je le peux



Je les emmène dans ma mémoire

Les classe dans mes boites à souvenirs

Me repasse de tête le son de leur rires


Ils sont grands ou très petits

A peine croisés

Ou longtemps aimés de près



Mais jamais

Jamais

Jamais


Je ne voudrais les attraper

Les étouffer

Les épingler

Sur des planchettes

De bois ciré



Libres

Heureux




Loin ou près

De moi



Je collectionne les belles personnes




Et vous savez quoi ?



Y'en a plein partout


Encore plus que de papillons





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Jeudi 10 septembre 2009 4 10 09 2009 19:36
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Aux bouts des bois

Aux fins des fonds

Là où seules les ombres

Se peuvent encore mouvoir

Quand la lumière s'éteint

Quand se tait même le soir


J'irai voir les traces en rond

Laissées par les pieds des fées



Je quitte ma ville

Mes rues et mon port

Je laisse le bleu

Le soleil et le vent


Pour quelques jours

Quelques petits moments


Je m'en vais promener

Dans la forêt d'antan


Celle qui se souvient

Des temps d'encore avant


J'irai regarder sous le nez des menhirs

Chercher des pierres de lune

Aux fins creux des clairières

Peut-être discuter avec un habitant

Qui voudra bien ne pas m'ensorceler avant


Demain, demain,

Je pars, je cours, je vole

Je vais à Brocéliande !






Bon

D'accord

Peut-être

Que je m'arrèterai

Juste avant

A la lisière

Il ya parait-il


Une petite maison

Un potager de patates

Des confitures

Des crêpes

De la bière et du vin


Comme il y a aussi

Des tas de gens dedans

Du genre à te sourire

Et te claquer la bise



J'vais même surement rester

Juste à la l'orée des bois


Que les fées, elfes et korrigans

Veuillent bien

Ne m'en pas vouloir


Les sourires d'amis

Ont de plus grands pouvoirs

Qu'aucun cercle de pierres

Fut-il de main de mage

Ne pourra jamais égaler



Demain, demain

Je vais manger des crêpes

Chez mes amis humains



Je vous raconterai...

Si j'arrive à rentrer !






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Dimanche 30 août 2009 7 30 08 2009 07:48


Je suis une feignasse, c'est pas nouveau, hein.
Au lieu d'écrire un semblant de texte, ben j'vous colle du réchauffé.
En vrai, c'est un mot envoyé à un copain qui va se marier.
Et que ça me fait fort fort et grand plaisir.
Aussi, tant qu'à faire, je recycle, parce qu'il est tôt,
Que j'ai tendance à me coucher tard, à pas trop dormir
Et que donc, le neurone n'est pas trop frais.
Alors donc, voilà
Bonne journée à vous.














Un p'tit goût de revenez'y


La p'tite tentation


D'une envie de chemin à deux


D'un bonheur


Peut-être pas que


Pour le voisin






Zut







C'est pas si mal pourtant

La solitute et l'amer du matin

Le goût vaseux de l'écho vide

Zut







Encore un qui quitte le club

Encore un qui va être heureux

Qui entendra un rire

Quand il dira une connerie

N'aura plus de flip

A ne plus retrouver

Sa propre ombre

Au milieu de la nuit





Bon

Ben

On va faire avec

hein





Sois heureux au maximum

de ce que tu peux

de ce que tu te dois

Aime toi



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Lundi 24 août 2009 1 24 08 2009 08:30
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Quatre ans sans mettre les pieds

Dans le fief familial

Sept ans sans voir mon grand frère

Quasi une décennie

Depuis les dernières engueulades épiques



C'est dire si je partais en vacances

Le sourire aux lèvres

Et la tripaille à l'envers



C'est que

Comment dire

Sans exagération aucune

Vous me connaissez

Ce n'est pas mon genre


Disons que


Ma famille pourrait prendre

La place de celle des Atrides

Et que

Mon clan vaut celui

Des Macbeth



Et pourtant

Tout c'est trés bien passé



Sans rire


Personne n'est mort

Pas d'anathème

Pas de reniement

Pas une scène à la Festen


Un peu plus

Et on aurait pû

Se prendre

Pour des gens civilisés

Et équilibrés



Je suis rentrée

Quasi sereine

De ce séjour atlantique

Heureuse

Et pleine de bonnes résolutions



Si si

J'vous jure



Pleine d'envie de tolérance

Et de tendresse





Ma claque m'attendait au retour

Là où je ne l'attendais pas

Sur l'une de mes plages à moi

Sous les étoiles

Entre deux verres de rosé




J'ai commis l'erreur

Que j'évite d'habitude

Assez bien


Je me suis laissée aller

Quasi sans contrôle


J'ai utilisé tous les trucs interdits

Les sophismes

Les attaques de vocabulaires

Les rafales d'érudition frimeuse


J'ai tendu des pièges imbèciles

Truffés de dates et de noms

De concepts et d'analyses

J'ai détourné les réponses de l'autre

Et abusé de raisonnements abscons



Tout ça pour un rien absolu

Pour l'un de ces résultats stériles

Et négatifs

Qui te bouffent le foie et la tripe

Pendant des jours et des jours


J'ai fait de la peine à un ami

Je ne lui ai laissé aucune chance

J'ai lâché ma bile

Sur la mauvaise personne

Au mauvais moment

Et au mauvais endroit



En prime

Tant pis pour moi

En plus d'être pédante et cassante

Je suis passée à ses yeux

Pour un golem cauchemardesque

Un tiers Houellebecq

Un tiers Valls

Un tiers Goux

Un truc

Que rien que tu l'évoques

Et déjà t'es sale




Je lui présente ici mes plus sincères excuses

Pour avoir gâché une excellente soirée

Avoir pourri un délicieux moment d'amitié

Avec ma manie détestable

De tout ramener à l'Histoire

A la philo, la théologie ou l'ethnologie

En oubliant sciemment

Honteusement

Que mon interlocuteur parle politique

Et réalité immédiate

Quand je pense en longue durée braudelienne





Je m'excuse ici auprès de cet ami cher de tout ceci

Cette amitié ne méritait pas

Que je m'oublie ainsi







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Par C'est Elle - Publié dans : Leis autres - Communauté : Plaisirs d'écrire
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Samedi 1 août 2009 6 01 08 2009 23:43
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Il est temps

Que je vous parle ici

De l'inconscience

De quelques uns

De l'outrecuidance

Des autres

Pour ne pas dire

De l'innocence

De quelques unes

Et d'autres encore




Tous ces gens

Qui sous prétextes

Divers et variés

Abandonnent la place

Cessent le combat

Baissent les bras



Et partent

Qui ci

Qui là

"Se reposer"

"Se ressourcer"

"Se faire du bien"

"S'aimer mieux pour mieux aimer les autres"




Peuh !



Et dire

Que pendant

Ce temps-là


Y'en à des qui rament

Y'en a des qui triment

Y'en a des qui en bavent


Et qui doivent écrire

Encore et plus

Remplir les blancs

Tous ces silences

Qui sentent la sieste




Et pour conclure

Un mot en particulier

A la bande d'affreux individus louches

Et vraisemblablement imbibés

A l'heure qu'il est

De bien autre chose

Que d'eau de source

Du côté du grand Nord Ouest

Là où qu'on se réchauffe

A coup de trucs bizarres

Venus d'un autre temps

Où même le houblon

Venait de naître



A ceux-ci

Je veux dire solennellement

Et avec la plus grande fermeté





" Le prochain qui organise une grosse teuf la veille de mes vacances m'empêchant ainsi de m'y rendre, subira les foudres de ma vengeance la moins clémente qui soit et redoutera  jusqu'à la fin des temps mon courroux. "



Non

Mais

Oh, ça va bien

Comme ça

Hein

Les fêtards sans moi...








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Jeudi 30 juillet 2009 4 30 07 2009 21:07
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C'était l'été 92

Et j'avais 28 ans




Un an avant


J'avais presque disparu

A force de me chercher

Là où je ne serai jamais



J'avais laissé ma peau

Et presque mes os



Ce qui restait de neurones

Se débattait encore

Entre les molécules euphorisantes

Et les questions sans fin



Il m'avait fallu

Presque m'anéantir


Laver au sang

Le moindre recoin



Ne plus m'appuyer

Sur cette damnée cervelle


La faire taire




Le réveil avait ressemblé

A une lente remontée



Où la seule pensée

Encore intacte



Me disait de renoncer

D'accepter

De ne plus chercher

D'enfin suivre



Sans questions

Se reposer

Ne plus attendre

Ne plus hurler





Il était arrivé à peu près

A ce moment-là


Avec une candeur

Une force d'enfance

Une envie d'enfin vivre

Qui me laissaient sans voix




Et il me regardait

Oh, il me regardait

Avec ces yeux

Qui auraient dû être à d'autres




Et je me suis laissée embarquer

Dans un voyage

Qui n'était pas le mien


Mais celui d'un gosse

De pas vingt ans



Plus neuf

Et plus abimé

A la fois

Que je ne serai jamais



Cet été-là

Pour la première fois



Il partait en vacances

Il allait camper

Il allait tout découvrir




Mais le terrain était miné

Le guide retors

Et pas franc du collier



A un gamin qui donnait tout

Je ne savais rien offrir

Qui ne fût déjà

Ebréché




Pourtant

Il y eu des instants parfaits




Comme cette virée

A l'inspiration

Qui nous avait amenés

Sur les bords de la Rhoane



La vallée était étroite

Encaissée et verte

Mais verte

D'un vert pas normal


Avec un silence de début du monde

Sans oiseaux

Sans rien

Que l'eau et les rochers




Une fois assise

Au bord de l'eau

Des papillons oranges

Sont venus se poser sur moi



J'en avais sur la main

Et le pied

Et jusqu'au bout du nez





Les vacances se sont mal terminées

Ecourtées par un ami dans la peine

Qui le réclamait à Paris




Quand les photos sont arrivées

Je savais déjà que j'allais partir

Je ne savais ni quand ni comment

A peine pourquoi




D'abord

Je ne me suis pas reconnue

J'étais soufflée

Ce ne pouvait pas être moi



Il m'a fallu du temps

Pour comprendre

Que c'était d'abord

Lui

Qui faisait la différence

D'avec les photos

D'avant



Cette image de moi

Reste ma préférée

La première

Où je me suis acceptée



Je sais que j'ai eu raison

De partir

Plus tard

Quand le moment est venu

De le faire


Je me suis trompée

Encore après

Lui

Je me suis mentie

Beaucoup

Longtemps


Mais il méritait

Cette vérité

Il méritait

De vivre

Sans poids

Supplémentaire

Ce monde

Qu'il désirait tant


Il a fallu qu'il aille très vite

Pour le faire

Son temps n'était pas long



Mais qu'il était vivant ! ...






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Vendredi 12 juin 2009 5 12 06 2009 20:46
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C'est vrai que je ne t'ai pas amené

La plus facile à aimer

Pas vraiment la plus délicate

Ni la plus discrète


Tu peux avoir confiance

Pour le mot qui fera mouche

Et l'inconscience du mal



L'amour en arme absolue

L'alibi invincible de toutes les fautes 


Ecrire sur elle 

M'est difficile

D'ambivalences

D'envie de claques

Tendresse de soeurs


Je ne l'ai pas choisie

Ele est arrivée dans ma vie

Contre mon gré

Longtemps je l'ai détestée

Mais elle était là

Et on a fini par s'aimer


Ecrire pour elle

C'est écrire sur mon mur intérieur

Mon bout de cave

Ma profondeur sourde

Ma noirceur


Ecrire sur elle

C'est contempler ce qu'elle fait

De tout cela

De ce noir qui nous lie

Par nos plus mauvaises faces


Elle est la part solaire de ma noirceur

Ancrée au sol

Avec l'innocence perverse

De qui se sait dans son droit



Hors de toute morale

Hors sa loi propre




Elle vit là où je contemple

Elle écrase

Contourne

Offre

Receuille

Acceuille

Détourne

Retourne

Embrasse

Sauve

Aime




Elle ne cessera jamais de croiser les jambes

Plus haut qu'il n'est permis

L'oeil au charbon peint

L'agressive douceur de sa poitrine

Plus que dévoilée

Te rendant inutile la moindre tentative

De détourner les yeux



Rien ne saura l'atteindre assez

Pour la détourner de son propre chemin



Et ce qui devrait la rendre détestable

La fait plus attachante

Que la plus belle sainte

Immaculée stupide

Qui ne saura jamais me regarder

Avec autant de sentiments mélés

Autant de force à donner

Et autant tout à prendre













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Vendredi 12 juin 2009 5 12 06 2009 13:38
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Entendons-nous bien

Je ne leur veux aucun mal

Ils  vieilliront bien un jour



Mais

En attendant

C'est pas ça


Oh

Ils sont ravissants

Bien sûr

La peau est lisse et le poil brillant


Mais

Mais

Ils leur manque ce petit coin d'ombre dans l'oeil

Cette douceur un peu amère dans le sourire

Ce toucher de soie de la peau fragilisée


Et l'extrème prévenance d'un corps qui connait le temps


Cet orgueuil aussi

A rentrer bravement ce petit ventre

A redresser les épaules

Autant que faire ce peut


J'aime les garçons funambules

Au pas d'adolescents

Aux cheveux déjà gris


Redevenant plus timides

Qu'à quinze ans

Oubliant la fatuité

De leurs trente ans


N'ayant plus que leur être à offrir


Sans promesses

Sans illusions

Sans peurs



Qu'est-ce que vous êtes beaux à cinquante ans...





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Vendredi 5 juin 2009 5 05 06 2009 08:16






D'accord, vous ne la connaissez pas

Bien sûr, je peux vous raconter n'importe quoi sur Elle


Qu'Elle fait 1m80

Qu'Elle rit plus fort qu'un tupolev

Qu'Elle m'a sauvé la vie deux fois

Qu'Elle a toujours au moins trois sacs à main pendus aux bras


A quoi servirait de vous parler de Ses yeux

Si verts

Si clairs

Qu'on les croirait

Ceux d'une enfant


Et cette voix jamais absente

Jamais trouble ou fuyante


Elle a en Elle


Cette force calme des grandes filles du Nord

Du genre qui avouent leurs faiblesses

Sans jamais s'abaisser



Et qui se relèvent chaque matin

Et recommencent à vivre



Aujourd'hui

C'est Son anniversaire


J'vous dirais pas Son âge

De toutes façons

Elle sera toujours ma grande soeur buissonière à la mode de Bretagne

J'la rattraperais jamais

Et c'est bien comme ça











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