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25 novembre 2008 2 25 /11 /novembre /2008 07:18

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Ma maison est petite

 

 

Une coque de noisette

 

 

Encombrée

 

 

Des milles morceaux

 

 

De mon passé

 

 

Pour y vivre

 

 

Il faut penser ses gestes

 

 

Ne pas être brusque

 

 

Ne pas heurter la sensibilité

 

 

Des murs

 

 

Froisser la susceptibilité

 

 

Des livres et des objets

 

 

 

 

Ma maison est petite

 

 

Comme une grande cellule

 

 

Tu peux y étouffer

 

 

Au grè de tes angoisses

 

 

Si tu les les étales

 

 

Impudiques

 

 

 

 

Mais si tu le veux

 

 

Elle te protégera

 

 

Dans ses bras de papier

 

 

Entre ses murs de bibelots

 

 

Te soufflera sa verdure

 

 

Jusqu'au fond des poumons

 

 

 

 

 

 

 

Et puis

 

 

Lorsque les amis

 

 

Les aimés

 

 

Viennent s'y poser

 

 

 

Elle se dilate et se love

 

 

S'emplit de chaleur

 

 

Comme personne

 

 

 

Une brique chauffée

 

 

Qui réchauffe tes pieds

 

 

Bien après la nuit tombée

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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20 novembre 2008 4 20 /11 /novembre /2008 07:24

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Thé indien ou noir de Chine


Quelques graines de cardamone

Miel

Lait

Eau qui frémit sans faire trop de bruit

 

 

 

La première fois que je l'ai bu

A Paris un soir d'hiver

Sur la Butte aux Cailles

Chez un amant de demi-saison

Dans la pénombre de cinq heures

 

 

Il faut mettre d'abord le thé

Puis la cardamone

La canelle dans la théiere.

Ajouter l'eau en filet

Verser délicatement le lait

Et le miel dans les tasses.



Les mélanger légèrement .

 

Un filet d'or arrondi 

Se pose sur le lait.



Quand la couleur vous plait

Verser doucement le thé fumant





Après, il faut avoir froid 

Et  serrer très fort la tasse dans ses mains.







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18 novembre 2008 2 18 /11 /novembre /2008 13:04
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Ceci est une histoire vraie

Par souci de discrétion

Disons qu'elle s'est déroulée

Dans une Grande Ville

Sans plus en dire



Un soir tard

Les bénévoles d'une association de défense des étrangers

Entendent frapper à leur porte

Et surpris

Accueillent un homme affolé

Encore sous le coup

De ce qu'il vient de vivre


Arrêté dans les locaux  d'une préfecture

Où il venait remettre un dossier de régularisation

Il est, c'est bien le moins,

Remis aux mains de la Police Nationale


Silencieux

Peu aimables

Impressionnants comme tout

Dans leurs grands uniformes

Bleu de nuit noire

Les pandores l'embarquent

Et le bouclent au fond de leur commissariat



Une, puis deux heures se passent

Personne ne l'interroge

Personne ne lui demande rien


La nuit venue

Deux fonctionnaires 

Viennent le voir

Porte fermée derrière eux


Sans un mot

Ils l'embarquent

Et le guide

Dans un dédale de couloirs


Arrivés devant une porte fermée

L'un des deux

Lui glisse un papier dans la main


Et ouvre


Dans le silence évident

Après quelques pas hésitants

L'homme se retourne


A vingt mêtres de lui

Dans l'obscurité de la ruelle

La porte se referme avec discrétion


Au fond de sa poche

Dans sa main bien serrée

L'adresse d'une association

Et un ticket de bus






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14 novembre 2008 5 14 /11 /novembre /2008 07:13
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Envie vague de nage souple

Chaque mouvement pensé

Etiré au point de suspendre

Le temps


Flotter en confiance

La tête portée

Hors de tout effort

Entre ciel et mer




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11 novembre 2008 2 11 /11 /novembre /2008 16:10

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Il a osé


Il ne lui manquait plus qu'eux


Et comme d'habitude


Faut qu'il caviarde

Qu'il traficotte

Qu'il détricote

Qu'il nous ballade

A travers une Histoire

Qui n'est plus la notre



L'avait déjà fait le coup

Au Guy Moquet

Au Jean Moulin


Mais eux quand même

Comment faire ?

Comment les barbouiller ?


Les déranger

Les déterrer

Leur faire le dernier affront


Et bien il a trouvé

En notre nom à tous

Il leur a pardonné !!!

"la plupart"

Admirez la restriction lexicale

N'ont pas pu tenir !

C'était trop dur pour eux !



Il est bien bon...




Mais les mutins l'emmerdent

 

Non



Ils n'avaient  pas craqué

Ils n'avait pas flanché

Ils étaient prêt à y retourner

S'il n'avait été affaire

Que de courage

Ils en avaient

Bien à revendre



Juste


Etait devenu clair

A leurs yeux déssillés

L'absurdité sans nom

L'inutile gâchis

Le vomi infame

Des usines d'armement

Qui ne cessaient jamais

D'enterrer leurs printemps


Ils étaient libres et conscients

Ni lâches

Ni bêlants


Hommes debouts

Retrouvant la puissance

Du cri



C'était de l'engagement



Un choix politique

Un pari que le temps

Pouvait se renverser

Si tous refusaient

Une fois de plus

D'y aller





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11 novembre 2008 2 11 /11 /novembre /2008 12:42
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Quand au bout d'huit jours le r'pos terminé
On va reprendre les tranchées,
Notre place est si utile
Que sans nous on prend la pile
Mais c'est bien fini, on en a assez
Personne ne veut plus marcher
Et le cœur bien gros, comm' dans un sanglot
On dit adieu aux civ'lots
Même sans tambours et sans trompettes
On s'en va là-bas en baissant la tête

- Refrain :
Adieu la vie, adieu l'amour,
Adieu toutes les femmes
C'est bien fini, c'est pour toujours
De cette guerre infâme
C'est à Craonne sur le plateau
Qu'on doit laisser sa peau
Car nous sommes tous des condamnés
Nous sommes les sacrifiés

Huit jours de tranchée, huit jours de souffrance
Pourtant on a l'espérance
Que ce soir viendra la r'lève
Que nous attendons sans trêve
Soudain dans la nuit et dans le silence
On voit quelqu'un qui s'avance
C'est un officier de chasseurs à pied
Qui vient pour nous remplacer
Doucement dans l'ombre sous la pluie qui tombe
Nos pauvr' remplaçants vont chercher leurs tombes

- Refrain -

C'est malheureux d'voir sur les grands boulevards
Tous ces gros qui font la foire
Si pour eux la vie est rose
Pour nous c'est pas la même chose
Au lieu d'se cacher tous ces embusqués
F'raient mieux d'monter aux tranchées
Pour défendre leurs biens, car nous n'avons rien
Nous autres les pauv' purotins
Et les camarades sont étendus là
Pour défendr' les biens de ces messieurs là

- Refrain :
Ceux qu'ont le pognon, ceux-là reviendront
Car c'est pour eux qu'on crève
Mais c'est fini, nous, les trouffions
On va se mettre en grève
Ce sera vot' tour messieurs les gros
De monter sur l'plateau
Si vous voulez faire la guerre
Payez-la de votre peau

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9 novembre 2008 7 09 /11 /novembre /2008 04:08
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Je me lève

Quand vous dormez

Je dors

Quand vous êtes

A parler


A la croisée de nos instants

J'attrape à la volée

Trois pensées et deux rires


Le silence de l'entre-deux

Est plaisant

Apaisant


Bonne fin de nuit

Bonne matinée

Jolis rêves à vous

Et joyeux dimanche





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8 novembre 2008 6 08 /11 /novembre /2008 06:59
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Tourne vire

Effleure

Le sol


Ne crains rien

Du temps



Il n'existe pas

Plus que toi


Ni sens

Ni besoin



Tourne vire



Sens monter

Du sol

La sourde résonnance

De tes pas




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7 novembre 2008 5 07 /11 /novembre /2008 07:39
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J'ai tout compris comment  mettre de la musique !! Trop contente je suis !





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7 novembre 2008 5 07 /11 /novembre /2008 06:48
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J'ai mauvais esprit

Je suis intolérante

Je veux que les actes soient cohérents

Qui reflêtent les paroles



J'ai cru longtemps

Qu'il suffisait

De ne pas se faire coincer

Dans ses contradictions



Que se servir des autres

N'était pas si grave



Qu'il suffisait de fermer les yeux

Pour oublier

Ce que faisaient les mains



Et que bon,



Mon bonheur

Ma recherche personnelle

Mon équilibre

Mon confort

Mes désirs



Justifiaient bien des pirouettes

Bien des compromis

Bien des arrangements



Et puis

J'ai découvert



Le prix payé

Par ceux qui m'entouraient

Me soutenaient

Me nourrissaient

Me permettaient de vivre




Avec mes grands mots

Et mes tout petits actes



Depuis

J'ai compris

Qu'il ne pouvait pas y avoir

D'échapatoires

De faux-fuyants

De sauts périlleux

Salvateurs




Je suis ce que je fais

Bien plus que ce que je dis




C'est  plus difficile

Bien moins confortable

Bien plus exigeant



Mais j'ai retrouvé le respect des mots

Leur signification profonde



Je pense donc je suis

Je parle donc je pense



Mais si je veux être ce que je dis

Il est temps de ne pas laisser mes mains

Se laver toutes seules

Et se bénir elles-mêmes

S'oignant de bonne conscience





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