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11 décembre 2010 6 11 /12 /décembre /2010 09:17

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Je suis seule

 

 

 

Ma maison est vide 

 

A peine emplie des échos des rires

 

De cette dernière nuit

 

Etirée au plus près du matin

 

 

 

Que j'aime vous voir

 

Que j'aime vous aimer

 

ô faites que jamais vous ne cessiez

 

De frapper à ma porte

 

 

Que toujours je puisse vous voir

 

Vous serrer coeur à corps

 

Autour de ma table

 

 

En nuit noire

 

En pleine lune

 

En jour levant

 

 

 

 

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Published by Sardine - dans Leis autres
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10 novembre 2010 3 10 /11 /novembre /2010 08:32

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Aux yeux de l'un

 

Aux mains de l'autre

 

A la voix du troisième

 

Au sourire de tous

 

 

A leur conscience du monde

 

A leurs combats

 

A leur démons

 

 

Au pli léger de la hanche

 

A la fragilité de la nuque

 

A la chaleur du ventre

 

A l'élégance des corps vivants

 

A la ligne du dos 

 

Lorsqu'elle rejoint la taille

 

 

A leur présence surtout

 

Jamais démentie

 

A leur indulgence

 

A leur patience

 

A leurs colères

 

Qui me réveillent

 

Et me sortent enfin

 

De ma gangue de peurs

 

 

 

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Published by Sardine - dans Sètz
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29 octobre 2010 5 29 /10 /octobre /2010 12:46

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A mes frères en déraison

 

A mes barrés de longue

 

A mes fragiles

 

A vos folies qui autorisèrent les miennes

 

A vos larmes

 

A vos cris

 

A vos silences

 

A vos absences sans aigreur

 

A vos présences sans lourdeur

 

 

 

Mes indispensables

 

Mes étais

 

Mes fondations

 

 

En égoisme assumé

 

Je prends de vous ma force

 

Je m'élance de vos épaules

 

Sans plus de peur du vide

 

 

 

A humer vos peaux

 

A vous entendre dire

 

A vous regarder vivre

 

 

Je deviens ce que je suis

 

De toute ma différence

 

Bâtie à la votre

 

A jamais imbriquées

 

De longue elles vont l'amble

 

 

 

 

 

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Published by Sardine - dans Sètz
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27 octobre 2010 3 27 /10 /octobre /2010 08:29

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Les dépouilles sont restées derrière

 

Le temps s'est étalé d'un coup

 

Ouvert sur le silence des possibles

 

Sans plus de poids aux pieds

 

Sans chaines et sans ordre

 

 

L'illusion s'est délitée

 

Dans la lumière crue

 

Laissant ses scories

 

Dessiner la route

 

 

Aux crochets des dépouilles

 

Les derniers lambeaux

 

Des faux désirs à nu

 

Laissent libre l'espace

 

 

 

 

Plus d'axe

 

Ni plus de direction

 

Plus de sens

 

Ni plus d'injonction

 

 

 

Au centre inexistant du vent

 

Plus haut

 

Ni bas

 

Plus loin

 

Ni près

 

 

Je suis là

 

Et maintenant

 

De tout temps

 

 

 

Je vis

 

 

 

 

 

 

 

 

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Published by Sardine - dans Mémoires vives
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7 octobre 2010 4 07 /10 /octobre /2010 09:01

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A demi pied

 

Equilibre improbable

 

De ton humanité

 

 

 

A demi souffle

 

Vivant d'un trait

 

De tes peurs habité

 

 

 

A demi chemin

 

Sans se retourner

 

Pour ne rien regarder

 

 

 

A demi temps

 

De ton éternité

 

Le sable qui s'échappe

 

 

A demi course

 

Sans espoirs

 

Sans regrets 

 

Ni souffrances

 

 

 

Anesthésié de toi-même

 


 

 

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Published by Sardine - dans Mémoires vives
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7 octobre 2010 4 07 /10 /octobre /2010 08:44

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Donner pour ne pas prendre

 

Consoler pour ne pas sentir

 

Ecouter pour ne pas donner

 

Parler pour ne pas dire

 

Pour que nul ne questionne

 

Pour que nul ne se demande même

 

S'il existe quelque chose 

 

Au travers du fatras des mots

 

Acheter son humanité à coup de soins

 

Légitimer le masque de la peur

 

Exister entre le gouffre et le don

 


 

 

 

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Published by Sardine - dans Angst
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6 octobre 2010 3 06 /10 /octobre /2010 12:09

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Lumières incongrues d’un train de nuit

La fatigue du dos rejoint l’arrière des cuisses

Vibrantes de muscles à bout

 

A contre-sens pour voir s’enfuir le monde

Derrière les vitres noires

Seuls les visages des passagers se lisent en reflets  nets

 

Plaquant un monde de velours

De journaux

De regards vides

Se détournant obstinément

Train du dimanche soir

 

Arrachée de mon chemin

Partie portée

Sans le choix

Sans la voix

Les signes se déplacent

Guident mes pas

 

D’un point imprécis

Dans le temps ni l’espace

Je sais qu’il y a là

A l’œil de la tempête

Une vague insensée

Formée au noir des volcans

Sous-marins


C’est maintenant que quelque chose advient

Ces semaines d’absence à venir

L’isolement contraint

Volontairement subi

L’épuisement des derniers jours

La rencontre

La voix qui m’accompagne

 

Il est là

Tout près

L’instant de tous les possibles

 

Dire la peur

Regarde elle vient de loin

Aux vagues de l’océan

Elle rebondit

 

Lieu de toutes mes peurs

Où je reviens toujours me heurter

Ressac du ventre et de l’océan

Aux confins du conflit

 

 

 

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Published by Sardine - dans Angst
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29 septembre 2010 3 29 /09 /septembre /2010 06:58

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C'était un soir de début d'été dans les collines derrière la mer.

 

Une place de village en fête et l'évidence que tout commence là, dans un sourire aux yeux plissés.

 

 

Et l'immédiate pensée qu'il faut s'éloigner, ne surtout pas rester sous ce regard.

 

 

Reprendre sans plus y penser, la ronde des sourires.

 

Entrer en farandole, main à main, pieds légers.

 

 

 

Mais les yeux machinalement vadrouillent, cherchent et trouvent.

 

Un coin de visage, une pommette trop aiguë, un geste du corps.

 

 

 

L'air est d'une douceur incroyable, la placette resserrée comme un nid sous son platane.

 

Le temps suspendu aux échos des voix, des rires et des cris des enfants.

 

Rien n'est plus important, seul le souci de l'autre, l'envie de

 

donner, de recevoir, te maintient en éveil.

 

Ces discussions légères et sans fin, le coude tanqué au bar, ce désir des rires incontrôlés,

 

des mots sans importance.

 

Les enfants qui courent et se posent en oiseaux pressés, cinq minutes à reprendre souffle,

 

pelotonnés aux flancs d'une mère, d'un père ou d'un copain, serrés dans la chaleur des corps

 

rassurants.

 

Aux confins des lumières, la nuit venant, les silhouettes se posent entre deux danses,

 

complices.

 

Et soudain, en toi, l'absolue certitude que tu es bien vivant au milieu des vivants et que tous

 

dépendent de tous, qu'il n'y a ni gagnant, ni perdant.

 

Rien que le besoin ancien qui te fait partie d'un tout, menbre de la tribu groupée à la chaleur

 

des flammes quand le froid te mord.

 

 

Et tu reprends pied au monde, sens grandir en toi l'envie de vivre, la puissance du désir d'être.

 

 

Alors tu peux reprendre le cours de la danse, enfouir dans la chaleur des autres la morsure

 

d'un regard, le bouleversement de tout ton être.

 

 

 

 

 

 


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Published by Sardine - dans Mémoires vives
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27 septembre 2010 1 27 /09 /septembre /2010 06:39

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Aujourd'hui

 

Ne comptez pas sur moi

 

Oubliez mon nom

 

Mon téléphone et mon adresse

 

 

 

Je ne suis là pour personne

 

Pas sûr même

 

Que j'ouvre ma porte

 

A ma tête de carême

 

 

 

Pour m'entendre geindre

 

Et me plaindre

 

Noyée dans mes petites merdes

 

 

 

Non

 

 

Je ne me supporterai pas

 

Je me mettrai des baffes

 

Me ferai la gueule

 

Me collerai à la porte

 

Me forcerai à vivre

 

A retrouver mes forces

 

Mon orgueil

 

Ma dignité

 

Le minimum de respect de soi

 

 

 

Quelle dérision

 

De s'écrouler pour si peu

 

Une absence

 

Trois galères à gérer

 

Et il n'y a plus personne

 

 

 

Ce matin

 

Le magasin sera fermé

 

Pour cause

 

De lâcheté

 

 

 

 

 

 

 

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Published by Sardine - dans Angst
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23 septembre 2010 4 23 /09 /septembre /2010 06:40

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Ce matin dans ma tête

 

Y'a la Jeune Garde

 

La Chanson de Craone

 

Et les Braves Soldats du 17°

 

 

 

J'entends les Canuts

 

Et la Semaine Sanglante

 

Jan Petit revient de loin

 

Qui donne la main à la Canaille

 

 

 

 

Des mots de ventres creux

 

De têtes serrées en étau de misère

 

La résonance des voix de ceux

 

Qu'on vouait au silence

 

A l'humble acceptation

 

De leur sort ici-bas

 

 

 

Toujours je les entends

 

Depuis l'enfance

 

Résoner

 

 

Ils sont venus tout seuls

 

Lestés de leur naïveté

 

Du poids des rêves

 

Jamais réalisés

 

 

Assourdis des rires

 

Des moqueurs bien assis

 

Déformés du mépris

 

Des penseurs bien nourris

 

 

 

Dans un repli de gènes

 

Doit se nicher une graine

 

De mémoire ancestrale

 

 

 

Des peurs et des colères

 

Des espoirs et des rêves

 

 

Les pieds crottés

 

Les ventres creux

 

Les yeux haves

 

Les mains déformées

 

Par la terre et l'acier

 

Les bouches rongées

 

Par la faim et le silence

 

 

 

Une longue chaîne

 

Le premier maillon

 

Se perd dans le temps

 

De ceux qui ne gagneront

 

Ni aujourd'hui

 

Ni demain

 

Ni ne gagnèrent hier

 

 

 

Mais qui

 

 

Va savoir pourquoi

 

 

S'obstinent en bêtes de somme

 

A ne pas lâcher prise

 

A ne rien abdiquer

 

Du désir

 

D'être debout

 

 

 

 

 

Et toujours le chantent

 

 

 

 

 

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Published by Sardine - dans Temps des Hommes
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