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20 septembre 2010 1 20 /09 /septembre /2010 07:00

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Dix ans pour comprendre

 

Cinq ans pour admettre

 

Trois ans pour avancer

 

Un an pour recommencer

 

 

 

A vivre

 

 

 

Les années se sont accumulées

 

Additionnées

 

Soustraites

 

 

Temps de vie en parenthèse

 

Temps de nuit en éphémère

 

Temps de jour en hypothèse

 

 

 

Les erreurs d'aiguillage

 

Les mauvais chemins

 

Les choix malheureux

 

 

 

Je n'y crois pas

 

 

 

Ils sont ma trame

 

Et sans eux

 

Il n'y aurait pas

 

Le bon non plus

 

 

 

 


Je suis

 

Mes erreurs

 

Bien plus

 

Que mes réussites

 

 

 

Elles étaient espérées

 

Attendues

 

Champagne au frais

 

 

 

 

Et pourtant

 

 

 

Si souvent décevantes au réel

 

 

 

 

Au bout du compte

 

De ce qui me tient debout

 

Beaucoup m'est venu 

 

De ces fameuses erreurs

 

De direction

 

 

 

Quant à savoir

 

Où me mènera ma route

 

Maintenant

 

 

 

Quelques presque certitudes pourtant

 

 

 

Je resterai auprès de ma fille

 

Aussi longtemps qu'elle en aura besoin

 

 

Je resterai aux rives de cette mer

 

Aussi longtemps que le pourrai

 

 

J'essaierai de vivre mes désirs

 

Aussi clairement que je les verrai

 

 

 

 

Pour le reste

 

Il sera toujours

 

Temps de voir

 

 

 

 

 

 


 

 

 

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Published by Sardine - dans Mémoires vives
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10 septembre 2010 5 10 /09 /septembre /2010 08:44

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Aux étais

 

Aux épaules

 

Aux béquilles

 

Aux soutiens

 

 

A tout ce qui nous tient debout

 

A tout ceux qui nous tiennent droits

 

A toutes celles qui nous entraînent

 

 

Plus haut

 

 

Aux instants impossibles

 

Et pourtant présents

 

Aux moments invisibles

 

Et pourtant envelopants

 

 

 

De douceur chaude

 

 

 

De cette chaleur irradiante

 

Aux feux de sourires

 

A fleur de peau

 

A coeur de chair

 

 

 

Aux lumières indicibles

 

A la lampe du bout du lit

 

Au néon du bar du bout des nuits

 

Au soleil quand tu ne l'attends plus

 

 

 

A tout ce qui nous refait entiers

 

Quand les morceaux déjà s'éloignent

 

Du tout que nous étions

 

 

A ceux qui nous soignent

 

A ceux qui nous portent

 

A ceux qui nous soutiennent

 

A ceux qui ne le savent même pas

 

A ceux qui le font en passant

 

 

 

 

A l'évidence du partage

 

 

 

 

A ceux qui ne sauront jamais

 

Ce que leur épaule nous a apporté

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Merci

 

A jamais

 

 

 

 

 

 

 

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Published by Sardine - dans Leis autres
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8 septembre 2010 3 08 /09 /septembre /2010 11:48

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Tu veux que j'écrive

 

Tu ne veux pas me voir

 

Repasser le plat

 

Réchauffer les peines

 

Raviver pour le plaisir

 

Les mauvais ou les bons moments

 

 

 

 

Tu veux que je bouge

 

Que je ne stagne pas

 

La tête dans mon propre giron

 

Les genoux remontés aux oreilles

 

 

 

T'as raison

 

C'est mieux pour moi

 

C'est mieux pour toi

 

Et pour ceux qui m'aiment

 

 

Alors hop

 

Reprends le scalpel

 

Ravives les neurones

 

Et essaies de sortir de tout ça

 

Quelque chose de neuf

 

 

 

Quelque chose de neuf

 

Sur un sujet si vieux

 

Sur cette impasse sans murs

 

Sur cette fosse sans fond

 

Cette obscurité glauque

 

 

 

Du toi

 

Du moi

 

Et de l'autre

 

 

De ce qu'on ne dit pas

 

De ce qu'on n'entend pas

 

De ce qu'on ne lit pas

 

De ce qu'on n'écrit pas

 

De tous ces gestes si simples

 

Que nous n'accomplissons pas

 

 

Par peur

 

Par orgueil

 

Par habitude

 

Par lassitude

 

Par à quoi bon

 

Par le temps qui passe

 

Par les yeux des autres

 

Par ce que l'on attend de toi

 

Par ce que tu attends des autres

 

Par l'angoisse du vide

 

Et par l'appréhension du plein

 

 

 

J'ai écrit sur mes amours

 

Peu sur mes haines

 

Pas de temps à perdre

 

Pas d'énergie à donner à ça

 

 

Pour mes amours

 

Toi tu le sais

 

J'écris plus souvent

 

Ce que je ne vis pas

 

Rarement ce qui me transporte

 

Plus facile

 

Moins engageant

 

 

 

Que te dire ?

 

Que je fuis à jambes perdues

 

Dès que s'approche le combat

 

Tu le sais

 

 

Que je me délecte du simple

 

Et du joli

 

Et du gentil

 

Et du pas compliqué

 

 

Que je ne veux à aucun prix

 

Me sentir le coeur et le ventre

 

En vrilles et en morceaux

 

 

Que ça suffit

 

Que ça va bien comme ça

 

Qu'il faut que ça cesse

 

Et que ça ne cesse pas

 

 

Que je me retiens avec les dents

 

D'aller plus loin

 

D'aller trop loin

 

 

Ne surtout rien faire

 

Ne rien tenter

 

Ne rien rêver

 

Ne rien laisser paraitre

 

 

Et que je n'y arrive pas

 

Et que je tourne en rond

 

Sans même trouver de paix

 

Dans les lits accueillants et charmants

 

De mes gentils amants

 

 

Il faut que cela s'arrète

 

Où je vais y perdre

 

Ce que je ne possède déjà pas

 

 

 

Ma paix et ma tranquillité

 

 

 

 

 

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Published by Sardine - dans Angst
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5 septembre 2010 7 05 /09 /septembre /2010 08:29

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Tête à l'envers

 

Crâne d'oeuf

 

Tête de pioche

 

 

La cervelle en rémoulade

 

Le neurone en capilotade

 

 

Gorge sérrée

 

Ventre tordu

 

Pieds en dedans

 

Genoux qui se cognent

 

 

Souffle court

 

Idées trop longues

 

Pensées confuses

 

Coeur à tâtons

 

Et doigts tremblants

 


 

Mon être est en désordre

 

Faudrait voir à ranger tout ça

 

 

Vite

 


 

 

 

 

 

 

 

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Published by Sardine - dans Mémoires vives
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1 septembre 2010 3 01 /09 /septembre /2010 07:49

evolution.jpg

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D'abord, il n'y a que la lumière

 

Comme une ombre dorée dans la rue

 

L'impression vague d'un air plus sec

 

Poussiéreux

 

Et puis

 

Vite

 

Cette odeur de bois brûlé

 

Incongrue, impossible

 

En plein centre ville

 

De dorée, la lumière a viré au métallique

 

Une transparence trouble

 

Et le vent en tourbillon

 

 

Au bout de la rue

 

J'ai regardé les collines

 

Il y avait des couleurs magnifiques

 

Irréelles

 

Et sur le gris vert des garrigues

 

Comme des éclats de soleil en plein midi

 

 

Le ciel s'est assombri d'un coup

 

Les tourbillons de poussière

 

Se sont accumulés au ras des murs

 

 

Les gens sur le trottoir s'arrêtaient

 

Levaient les yeux vers le ciel

 

Tournaient la tête vers la colline

 

Et tous se taisaient

 

Et tous avaient compris

 

 

Pendant des heures

 

La cendre a volé

 

Avec ce parfum de romarin brûlé

 

 

Elle s'est déposée partout

 

Jusqu'au fond des gorges serrées

 

Étouffant jusqu'à la colère

 

Asséchant les larmes de rage

 

 

Pendant des heures le bruit des canadairs

 

A rythmé le temps

 

Les camions qui passaient

 

Sirènes hurlantes

 

Déchirant la lumière

 

 

C'était un bel été

 

La colline brûlait

 

 

 

 

Et moi

 

Moi

 

Je restais là

 

Plantée sur le trottoir

 

A regarder ma ville

 

Se parer d'une improbable

 

Couronne de flammes

 

Si près

 

Si loin

 

A imaginer ce qui pouvait se passer

 

Et où l'enfer s'arrêterait

 

 

 

Tous les ans

 

Chaque été

 

A chaque vent

 

A chaque matin trop chaud

 

Quelques instants la même peur

 

Qui prend au ventre

 

La même rage

 

La même colère

 

 

Lundi

 

ça a recommencé

 

Un peu plus loin

 

Au creux d'un paradis

 

Qui n'avait pas mérité ça

 

Qui avait déjà plus que son lot

 

De peines et de souffrance

 

 

 

Et j'ai senti en moi

 

Les larmes des amis

 

La peur et l'impuissance

 

Qui ont été les leurs

 

Toute une nuit

 

Et encore un matin

 

 

 

Bien sûr

 

On va nettoyer

 

Balayer

 

Replanter

 

La vie va reprendre

 

Le temps va continuer

 

Mais rien ne permettra

 

D'oublier ce ventre qui se tord

 

Au parfum de la colline en feu.

 

 

 

 

 

 

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Published by Sardine - dans Temps des Hommes
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20 août 2010 5 20 /08 /août /2010 06:36

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Au mitan du guè

 

Un pied levé

 

Hésitant

 

Bras en balancier

 

Equilibrant les courants d'air

 

 

 

Qu'avancer ?

 

Quelle pierre choisir

 

Pour le prochain pas ?

 

Atteindre la rive

 

Ou retourner en arrière ?

 

Finir à la nage ?

 

 

 

Ou rester là

 

Figée en doute

 

Oscillante de fragile équilibre

 

 

 

 

 

 

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Published by Sardine - dans Mémoires vives
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9 juillet 2010 5 09 /07 /juillet /2010 11:08

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" Mais tu ne dors jamais, toi ?!"


 

 

Je tente


J'essaie


 

De ne pas regarder en arrière


Ne pas lâcher le haut des yeux


 

De sentir chaque muscle


Vivant


Chaque afflux de sang


Retentir 


Jusque dans


Les vibrations des épaules

 

Et du ventre



Pas envie d'attendre


Pas envie de ménagement



Ni la fuite ni l'oubli


Mais

 

Ne rien perdre


Ne rien laisser inachevé


 

Affronter de face

 

 

Ne pas se dissoudre

 

Ne pas se leurrer

 

 

J'aime à me réveiller

 

Et si j'aime la sensation du repos

 

Lorsque le corps s'allonge enfin

 

Au calme

 

Je ne veux pas voir

 

L'instant du pont

 

De la porte noire

 

Du sommeil

 

 

Comme un amant patient

 

Celui-ci

 

Doit me surprendre

 

Et m'attendre

 

Ne jamais se croire vainqueur

 

Parce qu'il est séduisant

 

 

 

 

 

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Published by Sardine - dans Mémoires vives
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9 juin 2010 3 09 /06 /juin /2010 08:20

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Je ne suis pas venue


Parce que j'ai eu peur

 

 

 

De tout

 

De vous

 

De moi

 


 

Pas de logique 

 

Pas de raison

 

 

 

La peur

 

 

De dire


De taire


 

De faire


Ou pas



De ne pas


Ou bien si

 

 

 

 

Je ne gagne pas à être connue

 

 

Restons-en là

 

 

 

Les mots écrits


Sont ce que je contrôle le mieux


Le haut du panier


Le montrable

 

 

 

Pour tous


C'est mieux comme ça



L'interaction des plusieurs


Est un fragile équilibre

 

De porcelaine fine


Les éléphants massifs


Ne s'y aventurent pas

 

 

 

 

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Published by Sardine - dans Angst
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31 mai 2010 1 31 /05 /mai /2010 07:17

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Entre ceux qui savent


Et ceux qui sont sûrs



Poseurs de réponses


Donneurs de questions




Du y'a qu'à au je l'avais dit


Dès la première caverne


Au premier feu


A la première embrouille




Y'a dû en y en avoir un


Qui savait mieux que les autres


Comment cerner le mamouth



Et une à ses côtés


Pour renvoyer la balle



Z'ont dû se reproduire


S'accoupler


Se reconnaitre



Sont toujours là


Sourds, aveugles et lourds



Les prêteurs de bonnes intentions


Les redresseurs de vrilles


Les aplatisseurs de chemins de traverse






Chaque jour un peu plus


J'éloigne ma route


Et je trace

 

 

 

 

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(1) Men garci = Je m'en fous, m'en tape, m'en balance. c'est aussi le titre d'un très beau texte et d'une très belle chanson.

 

 

 

 

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Published by Sardine - dans Mémoires vives
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21 mai 2010 5 21 /05 /mai /2010 13:38

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Le vieux tee-shirt de bricolage était entaillé à la hauteur du mamelon droit.


Une déchirure très nette de trois ou quatre centimètres, légèrement en biais puis une  autre plus petite juste en-dessous.


Sans doute un coup de cutter ou d'une lame quelconque, un jour où le tee-shirt devait se trouver oublié sur un établi ou un coin de meuble.


Trop large et usé jusqu'à la corde, il flottait sur le corps de son propriétaire avec cette retenue pudique des vêtements d'hommes lorsque ceux-ci veulent oublier l'existence même de leur chair.


Le pantalon de treillis, de même, suggérait à peine la ligne des hanches, oublieux de l'arrondi des fesses, réduites à  une problématique probabilité d'être.



Rien ne filtrait de cette silhouette que la retenue inconsciente, le sens léger des convenances où le corps de l'homme est support à sa tête, porteur de règles sociales et de cultures.



Mais l'oeil, insensiblement, revenait  à l'entaille sur la poitrine.



Les mouvements réguliers du bras l'entrouvraient et laissaient voir une infime partie de peau.

Tendue, douce à l'évidence, ombrée d'une pilosité tendre, chaude.

La lumière s'accrochait à elle et rayonnait, assombrissant les alentours, la laissant à la vue, soudain centre d'un nouvel ordre des choses.


Et l'envie se faisait forte de glisser les doigts à travers la déchirure, de toucher cette chair soudain si visible.

 

 

 

 

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Published by Sardine - dans Sètz
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