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20 mai 2010 4 20 /05 /mai /2010 07:07

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Monte du sol


En vrilles alanguies


La nuit de mai


 

 

 

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Published by Sardine - dans Mémoires vives
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17 mai 2010 1 17 /05 /mai /2010 17:32

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Y'en a des à pas voir

 

Pas connaitre

 

Pas croiser

 

A oublier aussitôt

 

Qu'entraperçus

 

 

L'oubli est le père

 

De la tranquilité

 

Et la tranquilité est la mère

 

De mon équilibre

 

 

Alors bien sûr

 

Parait que c'est lâche

 

Un peu stupide

 

Et pas glorieux

 

 

A voir

 

 

Pas si simple

 

 

 

N'empêche

 

 

 

Y'en a des à ne pas voir

 

A oublier au plus vite

 

 

 

 

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Published by Sardine - dans Sètz
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17 mai 2010 1 17 /05 /mai /2010 17:20

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Ce que j'étais


Serai


Ce que je suis


Etais



La peau lassée serre aux jointures


Tout commence demain




Saut de l'ange avec salto arrière




Pas de remise en question de l'introspection


Du dedans de moi


Pas d'hésitation sur l'impulsion



Reste à nettoyer le terrain


Remettre à plat les donnes


Rectifier les compteurs



Quatre mois


Quatre mois pour accomplir la mue



Laver la tête dedans dehors


Derouiller les muscles


Recompter les nerfs


Changer le regard et les forces



Et sauter



Loin


Dans le vide


A peine éclairé



Ce sera un bel été


Pour un beau commencement








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Published by Sardine - dans Mémoires vives
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29 mars 2010 1 29 /03 /mars /2010 08:32
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(le titre de ce texte est tiré d'un poème de Louisa Paulin, "L'Escalièr de Veire" )



D'une jambe allongée

En compas de maçon

Elle trace la route



Lumière mate irradiante

Levain en pousse

Acidité du pain

En devenir




Au premier instant

J'ai compté ses doigts

Contemplé l'ourlet de l'oreille

Etonnée de n'avoir rien oublié




De morceaux qui s'assemblent

En mortaises parfaites

Au façonnage des pièces

Encore à venir



Je la regarde

Entrer dans un printemps

Qui sera le premier

De ce temps

Qui ne sera qu'à elle



Une volte a suffit

Trois notes à peine

L'éloignement a commencé



Au rythme balancé

De ses jambes gaies

D'échassier impudent






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Published by Sardine - dans Leis autres
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6 mars 2010 6 06 /03 /mars /2010 20:32
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Au bout

A n'en plus pouvoir

A n'en plus savoir


"Tu es fermée"

"Tu te livres peu"


Etrange...


Je parle pourtant fort

Et tout le temps


D'ordinaire

Cela fait rire


Il est toujours agréable

D'avoir avec soi

Un bouffon aimable

Une bonne fille qui rigole





Alors pourquoi me reprocher

Mon silence

Quand mes mots

Vous amusent

Cela ne suffit-il pas ?



Me livrer...

Ridicule...

Ce ne serait vraiment pas

Une bonne chose



Votre peur me ferait mal




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Published by Sardine - dans Angst
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10 février 2010 3 10 /02 /février /2010 10:24
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Quand j'étais petite

Mon papa m'apprit

Que Dieu était mort

Et qu'il en était bien ainsi

De Marx il n'avait gardé

Que l'opium du peuple

Là, il se reconnaissait



L'Histoire lui était la preuve

Que l'humanité progressait

Et il pensait vraiment

Voir un jour la fin des frontières


Trompé de siècle

Le cher homme

Trompé d'espérance


Dieu n'a jamais été aussi en forme

Ses commerciaux se la pétent fort

Les critiquer relève de l'intolérance


L'Histoire se reboucle en elle-même

L'Humanité régresse à grands-pas

Les frontières se hérissent

Les bien-pensants se congratulent



Et je me dis qu'il a bien fait de mourir

Avant de voir ce siècle peu reluisant

Paradis des croyants

Enfer des rêveurs




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Published by Sardine - dans Temps des Hommes
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7 février 2010 7 07 /02 /février /2010 13:07
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Il en est du militant tant engagé
Du combattant de clavier
Comme de la mouche du cocher

Il pense, il sait, il dit
Sa parole est vivante
Tel le foudre de guerre
Il pourfend, il occit
De ses lames étincelantes
Jette l'ennemi à terre

Et du haut de sa pure vérité
Accable ta poésie
De son indifférence
Pas même outragée.

Tu es le pitre, le piètre
L'insignifiant inutile

Toi, tu sens
Aux lendemains
Des peut-être

Lui, sait
Que sans lui
Il n'y aura rien

Pendant ce temps,
Le monde va
Parfois plus mal
Que cahin-caha
Parfois mieux
Que l'on pouvait rêver

Il se construit  déconstruit
Se tricote infini
Maille à maille
Son à note
Lumière et couleur
Ombre et noir

Petits morceaux de riens
Entassés ex-votos
D'instants de pur réel
Insignifiants machins
Tisseurs de liens

Joue

J'entends ta musique
Je ne suis pas la seule

Et laisse-les
S'écouter
Les échos des uns
Dans le nombril des autres




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Published by C'est Elle - dans Temps des Hommes
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27 janvier 2010 3 27 /01 /janvier /2010 15:52
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J'hésite à t'écrire
On se connait pas
Je te dirai pas
Ce que je ressens
A te lire
Tous les jours
C'est à moi
Comme tes mots
Sont à toi
Mais le matin
Le soir
Ou dans la nuit
Je te lis
Et si parfois
J'entends l'écho
De tes mots
Dans ma mémoire
Ce n'est jamais ma vie

N'empêche
Si je vivais encore
A Paris
J'aimerai bien
Déjeuner un jour
Avec toi
Vers Strasbourg-Saint Denis

Parce qu'enfin
Les humains
Y'en a pas tant que ça
Sur les chemins
D'une vie




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Published by C'est Elle - dans Leis autres
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11 janvier 2010 1 11 /01 /janvier /2010 08:47
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J'aime vieillir

J'aime le temps qui passe

Et la dureté parfois des jours

La solitude qui te prend le ventre

Les difficultés du matin

Et les fatigues du soir


J'aime compter les années

J'aime affronter les jours

Et l'ennui et le découragement

Et les rêves qui ne sont jamais

Ce que nous en attendions



J'ai vu trop d'abandons

Trop de forfaits

Trop de "Stop j'arrête tout !"

Trop de "Mais c'était pas comme ça que je voyais ma vie !"


Jamais

Jamais

Jamais

Les jours ne ressemblent  à nos espoirs

Mais ils sont là et nous au milieu

A faire avec

Sans baisser les bras

Sans attendre de miracle

Sans geindre la gueule dans le nombril

Que nos destins ne soient pas au rendez-vous


De la gloire et du bonheur parfait

Je n'attends rien

Je ne veux ni fortune ni même amour fou


Mes jours s'accumulent en vibrations vivantes

Chaudes

Froides

Tristes

Gaies

Mais vivantes


Parce que c'est tout ce qui nous appartient en propre


Je ne lâcherai pas l'affaire

Je ne mourrai pas avant l'heure

Je ne laisserai pas une miette

De cette putain d'existence

Au désespoir et à la démission



J'aime vieillir

J'aime sentir le temps

S'accumuler dans mes os



J'aime vivre

Et j'en ai marre

De saluer les morts

Trop jeunes

Trop tôt


Les malades

Les accidentés

Les assassinés

Les suicidés

Les massacrés d'eux-mêmes


Vivez,

Râlez

Aimez

Détestez

Battez'vous

Mais ne quittez pas la scène

Avant les rappels



Les vides sont trop profonds

De vos absences





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Published by C'est Elle - dans Mémoires vives
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10 janvier 2010 7 10 /01 /janvier /2010 06:14
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Les Chatons

Les p"tits lapins

Les mon poussin

C'est bien mignon

Facile à aimer

Pas encombrant

Doux joli

Pas dérangeant



Mais qui dira

La douceur pétillante

De l'oeil rond

De tendresse voilée

De la plus belle

Des cétacés ?





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Published by C'est Elle - dans Leis autres
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