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17 décembre 2011 6 17 /12 /décembre /2011 07:03

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Les épaules se figent en premier

La gangue de pierre

Née de la nuque

Descend doucement

Le long de la colonne vertébrale

Enveloppe le torse

Croise et recroise autour du ventre

Pour finir

Ruban de fête

Par se nouer au creux des reins

Statufiant le corps

 

Pour supporter le poids

Soudain du buste et de la tête

Les cuisses se raidissent

Chairs tétanisées 

Muscles noués violemment

Genoux tremblants sous l'effort

Oscillants trop faibles pour tenir

Bien longtemps

 

Les ondes de malaise

Irradient depuis le ventre

Bloquent la respiration

Font naître de vagues nausées

Affolent le muscle cardiaque

Encombrent la trachée

Bloquent les mâchoires

Assèchent la bouche

Explosent enfin derrière les yeux

Empêchant les pensées 

Brouillant tous les signaux

Déformant les sons et la vue

Les os du crâne paraissent 

Se disloquer sous la poussée affolée

 

Rien n'est plus possible

Que l'attente angoissée

La concentration extrême

Pour contrôler chaque souffle

Laisser passer les palpitations

Du sang aux tempes et à la gorge

Laisser le temps agir

En espérant tenir

 

Ne pas partir en syncope

Ne pas complètement lâcher

Les rênes à ce corps

Où la raison n'intervient plus

Tout entier dépassé

Par la brutalité

Des émotions

 

La violence physique

De ce combat intérieur

Est sans nom

On ne peut demander grâce

Il n'y a pas d'adversaire 

 

 

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8 octobre 2011 6 08 /10 /octobre /2011 10:04

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Au premier vent de l'automne

 

Mes doigts se glaçent

 

Le sang n'y circule plus

 

Ils se bloquent et raidissent

 

Leur peau parait se rétrecir et ne plus pouvoir les contenir

 

Le froid ne s'est pas installé encore que ma respiration devient plus difficile

 

La gorge serrée en permanence

 

 

De sentir arriver le gris

 

Mes épaules se crispent

 

Je marche courbée

 

L'oeil au ras du trottoir

 

Les murs sont mes amis

 

 

Un tunnel de jours encore à passer

 

S'allonge vers un infini hors du temps

 

 

Ma pensée se grippe dans un rythme engourdi

 

 

La peur mord le ventre

 

Angoisse indicible

 

Accrochée aux reins

 

Poigne de fer à la nuque

 

 

 

Goût de cendres en bouche

 

 

 

 

 

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28 septembre 2011 3 28 /09 /septembre /2011 06:56

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Je ne veux plus écouter le monde

 

Il crie trop

 

 

En être un élément est déjà bien assez

 

Epuisant

 

 

Il faudrait pouvoir ne pas agir

 

Sur lui

 

N'avoir pas d'incidence

 

Ni par abscence

 

Ni par présence

 

 

Maintenir l'immobilité de l'équilibre

 

 

 

 

Je ne veux plus regarder le monde

 

Il s'agite trop

 

 

Garder les yeux ouverts pour ne pas tomber

 

Est bien assez  prenant

 

 

 

La cadence des hommes bat la ronde

 

Mais je n'ai pas l'oreille musicale

 

Mes pas sortent du rythme

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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15 mars 2011 2 15 /03 /mars /2011 07:46

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Quand il n'y a plus rien

 

Ou si peu

 

Sourire crispé mécanique

 

Reste de devoir d'affection

 

Réminiscence des liens

 

Souvenir vivant des rires

 

 

 

 

Quand il n'est plus possible

 

De se dire

 

Patience distraite de l'écoute

 

De celui qui sait déjà

 

Ce qui pèse

 

Ce qui abat

 

Echo ancien des gestes consolants

 

 

 

 

La douleur peut enfermer le cri

 

Comme elle peut le répandre

 

Se muer en morsures

 

Ou s'épancher en larmes

 

 

 

Honte à qui ne sait pleurer

 

Poliment

 

 

Comme un pauvre méritant

 

Il faut  une tristesse présentable

 

 

Aimable

 

Acceptable

 

Ni hargneuse

 

Ni hurlante

 

 

 

Permettre à l'autre de se sentir bon

 

Lorsqu'il vous tend la main

 

 

 

Avoir la larme esthétique

 

 

 

Ou rester muré dans le silence

 

Du cri de peur imprononcé

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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14 mars 2011 1 14 /03 /mars /2011 08:07

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A ne rien faire

 

Au silence de qui s'en va

 

A ne rien dire

 

Au bruit de qui reproche

 

 

Il n'y avait rien avant

 

Il n'y aura rien après

 

 

A cheminer dans la patience

 

Sans rien attendre

 

 

Rien ne restera

 

Qui n'était déjà

 

 

Il n'y a rien d'autre

 

Dans le silence

 

Que l'écho des espèrances

 

 

 

 

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10 janvier 2011 1 10 /01 /janvier /2011 11:44

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Quand le ventre prend tant de place

 

Que la tête ne peut plus se mouvoir

 

Au centre des choses

 

 

Quand le ventre même disparait

 

Bouffé de l'intérieur

 

Creusé de vide

 

 

Quand la gorge seule existe

 

Nouée bloquée

 

Déchirée de cris ravalés

 

 

Quand le réel se délite

 

Miroir fracassé

 

Envahi d'ombres

 

 

 

Il n'y a plus de partage possible

 

 

 

Que savez-vous de la peur

 

De l'abjection même de l'être

 

De la violence qui monte

 

De la vis sans fin

 

Qui taraude le crâne

 

 

 

Avez-vous déjà connu

 

Le cri qui ne sort pas

 

La peur de la peur

 

Le refus du jour

 

Indicible

 

Si égoiste que le dire

 

En est à toujours impossible

 

 

 

Et l'amour ni fait rien

 

Qui ligote un peu plus encore

 

L'impossibilité d'avouer

 

La tête labourée

 

 

Dire c'est faire souffrir d'impuissance

 

C'est vous montrer la torture que vous ne pouvez atteindre

 

Les plaies que vous ne guérirez pas

 

 

Et lorsque en plus de porter notre mal

 

Nous portons votre envie d'aider

 

Votre inutilité désolée

 

Nous n'en pouvons plus

 

Et taisons nos souffrances

 

 

 

Vous ne comprenez plus nos silences.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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7 octobre 2010 4 07 /10 /octobre /2010 08:44

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Donner pour ne pas prendre

 

Consoler pour ne pas sentir

 

Ecouter pour ne pas donner

 

Parler pour ne pas dire

 

Pour que nul ne questionne

 

Pour que nul ne se demande même

 

S'il existe quelque chose 

 

Au travers du fatras des mots

 

Acheter son humanité à coup de soins

 

Légitimer le masque de la peur

 

Exister entre le gouffre et le don

 


 

 

 

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6 octobre 2010 3 06 /10 /octobre /2010 12:09

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Lumières incongrues d’un train de nuit

La fatigue du dos rejoint l’arrière des cuisses

Vibrantes de muscles à bout

 

A contre-sens pour voir s’enfuir le monde

Derrière les vitres noires

Seuls les visages des passagers se lisent en reflets  nets

 

Plaquant un monde de velours

De journaux

De regards vides

Se détournant obstinément

Train du dimanche soir

 

Arrachée de mon chemin

Partie portée

Sans le choix

Sans la voix

Les signes se déplacent

Guident mes pas

 

D’un point imprécis

Dans le temps ni l’espace

Je sais qu’il y a là

A l’œil de la tempête

Une vague insensée

Formée au noir des volcans

Sous-marins


C’est maintenant que quelque chose advient

Ces semaines d’absence à venir

L’isolement contraint

Volontairement subi

L’épuisement des derniers jours

La rencontre

La voix qui m’accompagne

 

Il est là

Tout près

L’instant de tous les possibles

 

Dire la peur

Regarde elle vient de loin

Aux vagues de l’océan

Elle rebondit

 

Lieu de toutes mes peurs

Où je reviens toujours me heurter

Ressac du ventre et de l’océan

Aux confins du conflit

 

 

 

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27 septembre 2010 1 27 /09 /septembre /2010 06:39

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Aujourd'hui

 

Ne comptez pas sur moi

 

Oubliez mon nom

 

Mon téléphone et mon adresse

 

 

 

Je ne suis là pour personne

 

Pas sûr même

 

Que j'ouvre ma porte

 

A ma tête de carême

 

 

 

Pour m'entendre geindre

 

Et me plaindre

 

Noyée dans mes petites merdes

 

 

 

Non

 

 

Je ne me supporterai pas

 

Je me mettrai des baffes

 

Me ferai la gueule

 

Me collerai à la porte

 

Me forcerai à vivre

 

A retrouver mes forces

 

Mon orgueil

 

Ma dignité

 

Le minimum de respect de soi

 

 

 

Quelle dérision

 

De s'écrouler pour si peu

 

Une absence

 

Trois galères à gérer

 

Et il n'y a plus personne

 

 

 

Ce matin

 

Le magasin sera fermé

 

Pour cause

 

De lâcheté

 

 

 

 

 

 

 

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8 septembre 2010 3 08 /09 /septembre /2010 11:48

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Tu veux que j'écrive

 

Tu ne veux pas me voir

 

Repasser le plat

 

Réchauffer les peines

 

Raviver pour le plaisir

 

Les mauvais ou les bons moments

 

 

 

 

Tu veux que je bouge

 

Que je ne stagne pas

 

La tête dans mon propre giron

 

Les genoux remontés aux oreilles

 

 

 

T'as raison

 

C'est mieux pour moi

 

C'est mieux pour toi

 

Et pour ceux qui m'aiment

 

 

Alors hop

 

Reprends le scalpel

 

Ravives les neurones

 

Et essaies de sortir de tout ça

 

Quelque chose de neuf

 

 

 

Quelque chose de neuf

 

Sur un sujet si vieux

 

Sur cette impasse sans murs

 

Sur cette fosse sans fond

 

Cette obscurité glauque

 

 

 

Du toi

 

Du moi

 

Et de l'autre

 

 

De ce qu'on ne dit pas

 

De ce qu'on n'entend pas

 

De ce qu'on ne lit pas

 

De ce qu'on n'écrit pas

 

De tous ces gestes si simples

 

Que nous n'accomplissons pas

 

 

Par peur

 

Par orgueil

 

Par habitude

 

Par lassitude

 

Par à quoi bon

 

Par le temps qui passe

 

Par les yeux des autres

 

Par ce que l'on attend de toi

 

Par ce que tu attends des autres

 

Par l'angoisse du vide

 

Et par l'appréhension du plein

 

 

 

J'ai écrit sur mes amours

 

Peu sur mes haines

 

Pas de temps à perdre

 

Pas d'énergie à donner à ça

 

 

Pour mes amours

 

Toi tu le sais

 

J'écris plus souvent

 

Ce que je ne vis pas

 

Rarement ce qui me transporte

 

Plus facile

 

Moins engageant

 

 

 

Que te dire ?

 

Que je fuis à jambes perdues

 

Dès que s'approche le combat

 

Tu le sais

 

 

Que je me délecte du simple

 

Et du joli

 

Et du gentil

 

Et du pas compliqué

 

 

Que je ne veux à aucun prix

 

Me sentir le coeur et le ventre

 

En vrilles et en morceaux

 

 

Que ça suffit

 

Que ça va bien comme ça

 

Qu'il faut que ça cesse

 

Et que ça ne cesse pas

 

 

Que je me retiens avec les dents

 

D'aller plus loin

 

D'aller trop loin

 

 

Ne surtout rien faire

 

Ne rien tenter

 

Ne rien rêver

 

Ne rien laisser paraitre

 

 

Et que je n'y arrive pas

 

Et que je tourne en rond

 

Sans même trouver de paix

 

Dans les lits accueillants et charmants

 

De mes gentils amants

 

 

Il faut que cela s'arrète

 

Où je vais y perdre

 

Ce que je ne possède déjà pas

 

 

 

Ma paix et ma tranquillité

 

 

 

 

 

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