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27 octobre 2010 3 27 /10 /octobre /2010 08:29

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Les dépouilles sont restées derrière

 

Le temps s'est étalé d'un coup

 

Ouvert sur le silence des possibles

 

Sans plus de poids aux pieds

 

Sans chaines et sans ordre

 

 

L'illusion s'est délitée

 

Dans la lumière crue

 

Laissant ses scories

 

Dessiner la route

 

 

Aux crochets des dépouilles

 

Les derniers lambeaux

 

Des faux désirs à nu

 

Laissent libre l'espace

 

 

 

 

Plus d'axe

 

Ni plus de direction

 

Plus de sens

 

Ni plus d'injonction

 

 

 

Au centre inexistant du vent

 

Plus haut

 

Ni bas

 

Plus loin

 

Ni près

 

 

Je suis là

 

Et maintenant

 

De tout temps

 

 

 

Je vis

 

 

 

 

 

 

 

 

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7 octobre 2010 4 07 /10 /octobre /2010 09:01

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A demi pied

 

Equilibre improbable

 

De ton humanité

 

 

 

A demi souffle

 

Vivant d'un trait

 

De tes peurs habité

 

 

 

A demi chemin

 

Sans se retourner

 

Pour ne rien regarder

 

 

 

A demi temps

 

De ton éternité

 

Le sable qui s'échappe

 

 

A demi course

 

Sans espoirs

 

Sans regrets 

 

Ni souffrances

 

 

 

Anesthésié de toi-même

 


 

 

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29 septembre 2010 3 29 /09 /septembre /2010 06:58

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C'était un soir de début d'été dans les collines derrière la mer.

 

Une place de village en fête et l'évidence que tout commence là, dans un sourire aux yeux plissés.

 

 

Et l'immédiate pensée qu'il faut s'éloigner, ne surtout pas rester sous ce regard.

 

 

Reprendre sans plus y penser, la ronde des sourires.

 

Entrer en farandole, main à main, pieds légers.

 

 

 

Mais les yeux machinalement vadrouillent, cherchent et trouvent.

 

Un coin de visage, une pommette trop aiguë, un geste du corps.

 

 

 

L'air est d'une douceur incroyable, la placette resserrée comme un nid sous son platane.

 

Le temps suspendu aux échos des voix, des rires et des cris des enfants.

 

Rien n'est plus important, seul le souci de l'autre, l'envie de

 

donner, de recevoir, te maintient en éveil.

 

Ces discussions légères et sans fin, le coude tanqué au bar, ce désir des rires incontrôlés,

 

des mots sans importance.

 

Les enfants qui courent et se posent en oiseaux pressés, cinq minutes à reprendre souffle,

 

pelotonnés aux flancs d'une mère, d'un père ou d'un copain, serrés dans la chaleur des corps

 

rassurants.

 

Aux confins des lumières, la nuit venant, les silhouettes se posent entre deux danses,

 

complices.

 

Et soudain, en toi, l'absolue certitude que tu es bien vivant au milieu des vivants et que tous

 

dépendent de tous, qu'il n'y a ni gagnant, ni perdant.

 

Rien que le besoin ancien qui te fait partie d'un tout, menbre de la tribu groupée à la chaleur

 

des flammes quand le froid te mord.

 

 

Et tu reprends pied au monde, sens grandir en toi l'envie de vivre, la puissance du désir d'être.

 

 

Alors tu peux reprendre le cours de la danse, enfouir dans la chaleur des autres la morsure

 

d'un regard, le bouleversement de tout ton être.

 

 

 

 

 

 


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20 septembre 2010 1 20 /09 /septembre /2010 07:00

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Dix ans pour comprendre

 

Cinq ans pour admettre

 

Trois ans pour avancer

 

Un an pour recommencer

 

 

 

A vivre

 

 

 

Les années se sont accumulées

 

Additionnées

 

Soustraites

 

 

Temps de vie en parenthèse

 

Temps de nuit en éphémère

 

Temps de jour en hypothèse

 

 

 

Les erreurs d'aiguillage

 

Les mauvais chemins

 

Les choix malheureux

 

 

 

Je n'y crois pas

 

 

 

Ils sont ma trame

 

Et sans eux

 

Il n'y aurait pas

 

Le bon non plus

 

 

 

 


Je suis

 

Mes erreurs

 

Bien plus

 

Que mes réussites

 

 

 

Elles étaient espérées

 

Attendues

 

Champagne au frais

 

 

 

 

Et pourtant

 

 

 

Si souvent décevantes au réel

 

 

 

 

Au bout du compte

 

De ce qui me tient debout

 

Beaucoup m'est venu 

 

De ces fameuses erreurs

 

De direction

 

 

 

Quant à savoir

 

Où me mènera ma route

 

Maintenant

 

 

 

Quelques presque certitudes pourtant

 

 

 

Je resterai auprès de ma fille

 

Aussi longtemps qu'elle en aura besoin

 

 

Je resterai aux rives de cette mer

 

Aussi longtemps que le pourrai

 

 

J'essaierai de vivre mes désirs

 

Aussi clairement que je les verrai

 

 

 

 

Pour le reste

 

Il sera toujours

 

Temps de voir

 

 

 

 

 

 


 

 

 

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Published by Sardine - dans Mémoires vives
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5 septembre 2010 7 05 /09 /septembre /2010 08:29

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Tête à l'envers

 

Crâne d'oeuf

 

Tête de pioche

 

 

La cervelle en rémoulade

 

Le neurone en capilotade

 

 

Gorge sérrée

 

Ventre tordu

 

Pieds en dedans

 

Genoux qui se cognent

 

 

Souffle court

 

Idées trop longues

 

Pensées confuses

 

Coeur à tâtons

 

Et doigts tremblants

 


 

Mon être est en désordre

 

Faudrait voir à ranger tout ça

 

 

Vite

 


 

 

 

 

 

 

 

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20 août 2010 5 20 /08 /août /2010 06:36

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Au mitan du guè

 

Un pied levé

 

Hésitant

 

Bras en balancier

 

Equilibrant les courants d'air

 

 

 

Qu'avancer ?

 

Quelle pierre choisir

 

Pour le prochain pas ?

 

Atteindre la rive

 

Ou retourner en arrière ?

 

Finir à la nage ?

 

 

 

Ou rester là

 

Figée en doute

 

Oscillante de fragile équilibre

 

 

 

 

 

 

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9 juillet 2010 5 09 /07 /juillet /2010 11:08

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" Mais tu ne dors jamais, toi ?!"


 

 

Je tente


J'essaie


 

De ne pas regarder en arrière


Ne pas lâcher le haut des yeux


 

De sentir chaque muscle


Vivant


Chaque afflux de sang


Retentir 


Jusque dans


Les vibrations des épaules

 

Et du ventre



Pas envie d'attendre


Pas envie de ménagement



Ni la fuite ni l'oubli


Mais

 

Ne rien perdre


Ne rien laisser inachevé


 

Affronter de face

 

 

Ne pas se dissoudre

 

Ne pas se leurrer

 

 

J'aime à me réveiller

 

Et si j'aime la sensation du repos

 

Lorsque le corps s'allonge enfin

 

Au calme

 

Je ne veux pas voir

 

L'instant du pont

 

De la porte noire

 

Du sommeil

 

 

Comme un amant patient

 

Celui-ci

 

Doit me surprendre

 

Et m'attendre

 

Ne jamais se croire vainqueur

 

Parce qu'il est séduisant

 

 

 

 

 

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31 mai 2010 1 31 /05 /mai /2010 07:17

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Entre ceux qui savent


Et ceux qui sont sûrs



Poseurs de réponses


Donneurs de questions




Du y'a qu'à au je l'avais dit


Dès la première caverne


Au premier feu


A la première embrouille




Y'a dû en y en avoir un


Qui savait mieux que les autres


Comment cerner le mamouth



Et une à ses côtés


Pour renvoyer la balle



Z'ont dû se reproduire


S'accoupler


Se reconnaitre



Sont toujours là


Sourds, aveugles et lourds



Les prêteurs de bonnes intentions


Les redresseurs de vrilles


Les aplatisseurs de chemins de traverse






Chaque jour un peu plus


J'éloigne ma route


Et je trace

 

 

 

 

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(1) Men garci = Je m'en fous, m'en tape, m'en balance. c'est aussi le titre d'un très beau texte et d'une très belle chanson.

 

 

 

 

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20 mai 2010 4 20 /05 /mai /2010 07:07

29066 396928711379 836726379 3898392 7704705 n

 

 

 

 



Monte du sol


En vrilles alanguies


La nuit de mai


 

 

 

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17 mai 2010 1 17 /05 /mai /2010 17:20

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Ce que j'étais


Serai


Ce que je suis


Etais



La peau lassée serre aux jointures


Tout commence demain




Saut de l'ange avec salto arrière




Pas de remise en question de l'introspection


Du dedans de moi


Pas d'hésitation sur l'impulsion



Reste à nettoyer le terrain


Remettre à plat les donnes


Rectifier les compteurs



Quatre mois


Quatre mois pour accomplir la mue



Laver la tête dedans dehors


Derouiller les muscles


Recompter les nerfs


Changer le regard et les forces



Et sauter



Loin


Dans le vide


A peine éclairé



Ce sera un bel été


Pour un beau commencement








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