Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
31 août 2012 5 31 /08 /août /2012 12:10

.

 

 

N'en déplaise aux esprits chagrins des dogmes amoureux

Avant que d'un caractère ne m'apparaisse le charme

C'est bien d'un physique que me vient le trouble vertigineux

 

Du mouvement lié de la hanche à la jambe

Du dessin des mains longues ployées aux poignets

De l'attache fine du cou au creux du col entrouvert

De la danse d'un dos long et osseux élégance sobre

 

Je voudrais n'être sensible qu'à la qualité de l'âme

Au scintillement de l'esprit

A la clarté de cristal des qualités humaines

 

Mais la fesse nerveuse couronnement des cuisses

Mais les lèvres ourlées au sourire entrouvert

Mais la taille élevée en peuplier ployant

Mais le torse étendu calme soufflet

 

L'esprit sans la chair

Ne me suffira jamais

Mais la chair abondante

N'est pas l'aliment

 

De mon imaginaire

 

 

 

.

 

 

 

Repost 0
Published by Sardine - dans Sètz
commenter cet article
30 août 2012 4 30 /08 /août /2012 13:16

.

 

Alerte

Le phénomène revient

Va falloir agir

Reprendre les exercices respiratoires et mentaux

Les mantras du déni

 

Il ne se passe rien

Il ne se passe rien

Il ne se passera rien

 

Le calme doit revenir

Parce que

Et puis c'est tout

 

Pas question d'halluciner mon monde

Il doit resté ancré dans la réalité

C'est déjà pas simple

Quand ma tête est vide

Mais si je la laisse se remplir

De ce qui n'est pas

Ce deviendra impossible

 

Il ne se passe rien

Il ne se passe rien

Il ne se passera rien

 

C'est pas de l'interdit de vie

De l'impossibilité d'aimer

C'est juste de la protection minimale

Ma tête est dangereusement fragile

L'imaginaire lui est peu recommandé

J'ai arrêté de rêver comme on arrête de fumer

Par souci de santé

 

Il ne se passe rien 

Il ne se passe rien

Il ne se passera rien

 

On n'est pas tous égaux

A l'alcool, la fumée ou l'amour

Certains peuvent sans danger

S'y frotter, s'y piquer, s'y vautrer

Sans y laisser d'autres traces

Qu'un peu d'adrènaline, de picotements de l'âme

D'autres non

 

Nous nous y dévorons à la première bouffée

A la première goulée

Au premier geste

Tout pour nous y est danger

 

Il ne s'est rien passé

Il ne se passe rien

Il ne se passera rien

 

 

.

 

 

Repost 0
Published by Sardine - dans Sètz
commenter cet article
13 décembre 2011 2 13 /12 /décembre /2011 09:49

 

 

L'amant est l'ami léger

 

Quand l'amoureux exige ses droits

 

L'amant ne prend rien qu'on ne lui donne

 

 

Près ou loin

 

Récent ou ancien

 

Impromptu ou familier

 

Il n'est ni indifférence

 

Ni consommation triste de chair

 

 

Il est tendresse et rire

 

Il est frère et refuge

 

Sans contrainte

 

Sans enjeu

 

Sans peur

 

 

Le temps du vécu n'est pas le même

 

L'attente souffrante n'y existe pas 

 

La peur des mots non plus

 

 

Et s'il n'y a ni engagement

 

Ni construction

 

Ni plan

 

Ni projets d'avenir

 

Ni fondations

 

Ni investissements

 

 

C'est qu'il ne s'agit pas

 

D'une maison bourgeoise

 

Calme et raisonnée

 

Bien assise en son parc

 

 

C'est un vieux cabanon caché

 

Au creux des collines

 

Sur un rivage

 

Au détour d'un sentier

 

 

Abri à peine pensé

 

Assemblage léger

 

D'ombre fraîche

 

Et de lumière.

 

 

Il est ce qu'il est

 

Ne le méprisez pas

 

Ne l'abîmez pas

 

Ne le raillez pas

 

 

Il est ce qu'il doit être

 

A ceux qui n'ont rien

 

 

 

 

.

 

Repost 0
Published by Sardine - dans Sètz
commenter cet article
12 août 2011 5 12 /08 /août /2011 08:51

.

 

 

Quand la main  effleure le creux qui suit l’angle aigu du bassin et précède la plaine du ventre.

 

Tu as enlevé ta chemise d’un cou et j'ai soudain  vu le coton blanc un peu épais glisser de tes épaules, la lumière du magasin jouer sur ta peau.

Méplats du ventre éclatants de matité lisse, rondeur de l’épaule, muscles fins et nerveux du dos agacé, envolée des bras.

Dans l’allée déserte de ce magasin anonyme et froid,  le désir m’a prit au ventre comme une faim. Le besoin de toucher cette douceur tendue, palpitante de chair vivante.

Je te regarde essayer la chemise que tu es venu acheter ici, tes mouvements sont vifs, précis.

Tu contiens ton énervement, tu fais ce que tu dois faire, tu le fais vite, tu t’en délivres  avec conscience. Le plaisir viendra après, se débarrasser  d’abord de  cette corvée.

Nous avons le temps.

Ton corps  disparait sous l’étoffe neuve un peu raide, tu  l'ajustes, tu tournes sur toi-même,  tires sur les poignets. Quelques mètres derrière toi, je te vois  reflété dans le miroir.

Tu occupes l’espace avec évidence, une élégance fine de tout le corps, une assurance simple à peine démentie par ton regard inquiet.

Je suis arrivée à la gare il y a juste une demi-heure, tu m’avais prévenue que nous devions passer ici, tu as absolument  besoin d’acheter des vêtements pour une occasion  précise, il n’y a nul plaisir là-dedans.

Je ne sais pas où nous irons ensuite. En ville, chez toi, à la plage, j’ai décidé de ne pas te le demander, de ne rien te demander du tout au cours de ces heures que nous devons passer ensemble hors de nos vies.

Seule cette petite obligation vestimentaire à régler et le temps sera à nous.

En arrivant dans le rayon, un peu trop proches l’un de l’autre, tu m’as attrapée et embrassée comme tu le fais souvent, avec cette gourmandise dans tes yeux de chat. Il s’en est fallu de peu que nous n’allions plus loin sans plus nous préoccuper de l’endroit où nous nous trouvons. Collés l’un contre l’autre, de la tête aux chevilles, je sens tes jambes contre les miennes et ton bassin qui se pousse contre mon ventre. 

Doigts caressant  les cous, les visages. Le tien, le mien, l’attache de l’épaule,  la poitrine souple sous les mains posées dessus dessous les tissu froissés.

Je me suis éloignée de toi et nous avons commencé à chercher  parmi les vêtements exposés ce qui pouvait te convenir.

 Mais que tu penches la tête et je tends ma bouche.

Mon corps idéal. Pas le plus beau, pas le plus parfait mais celui qui colle en ombre sur le mien, m’entoure, me serre, me complète. Ventre à ventre, bassins lourds et mouvants l’un contre l’autre.

Les mains légères, présentes, paumes et  doigts errants, effleurant à pleine peau.  Que l’une des tiennes se pose sur mon dos et je me tords pour la suivre, la précéder, lui ouvrir le chemin.

Si je te croise de trop près, si nos corps se rapprochent, l’un touche l’autre mais à peine, en douceur. Retenue et désir mêlés. Frôlés, éffleurés.

Tu ne sais pas encore  que je vais rester jusqu’à demain matin, tu n’as aucune idée du nombre d’heures dont nous disposons avant mon départ. Nous en parlerons plus tard.

 

 

.

 

Repost 0
Published by Sardine - dans Sètz
commenter cet article
17 juin 2011 5 17 /06 /juin /2011 08:30

.

 

J'ai quelque chose avec les hommes aux yeux tristes.

Ils viennent à moi 

Je vais à eux

 

Je parle ici de cette tristesse

Assumée

Vécue en évidence

Pas de la dépression violente

Qui te jette à terre

Mais de cette mélancolie

De l'acceptation

Celle qui accompagne

Presque sans peser

Un sourire léger

Et voile les yeux des hommes

D'une grisaille douce

 

Pas de vocation d'infirmière

Pas l'envie de materner

Je plonge dans leur regard

Et y puise

Une force de vie 

Une puissance

A soulever les montagnes

 

Face à eux

A leurs yeux résignés

A leur certitude grise

Je sens monter en moi

Une envie d'ouvrir le monde

De redécouvrir sa couleur

De leur offrir le parfum des matins

 

Et quand je vais mal

Quand mes yeux rejoignent les leurs

Quand je ne sais plus moi-même 

Ce que je fais là

Ils sont ma seule carte

Ma seule façon de revenir

A la vie

Pour la leur mieux offrir

 

 

.

 

 

 

Repost 0
Published by Sardine - dans Sètz
commenter cet article
25 février 2011 5 25 /02 /février /2011 08:46

.

 

 

 

 

 

J'ai baisé sur tes mots

 

A jamais retenus

 

Mêlé mes cris à ta voix

 

A jamais inscrite en moi

 

 

Au dessus du corps

 

Des autres hommes

 

Dans le savoir farouche

 

De l'impossible existence

 

 

L'absence sombre

 

Sans se diluer jamais

 

Le temps n'est rien

 

Aux échos disparus

 

 

Et les muscles se font lourds

 

D'avancer sans faiblir

 

Quand le désir d'être à demain

 

N'est plus que coquille vide

 

 

 

 

 

 

 

.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

.

Repost 0
Published by Sardine - dans Sètz
commenter cet article
10 novembre 2010 3 10 /11 /novembre /2010 08:32

.

 

 

 

Aux yeux de l'un

 

Aux mains de l'autre

 

A la voix du troisième

 

Au sourire de tous

 

 

A leur conscience du monde

 

A leurs combats

 

A leur démons

 

 

Au pli léger de la hanche

 

A la fragilité de la nuque

 

A la chaleur du ventre

 

A l'élégance des corps vivants

 

A la ligne du dos 

 

Lorsqu'elle rejoint la taille

 

 

A leur présence surtout

 

Jamais démentie

 

A leur indulgence

 

A leur patience

 

A leurs colères

 

Qui me réveillent

 

Et me sortent enfin

 

De ma gangue de peurs

 

 

 

.

 


 

Repost 0
Published by Sardine - dans Sètz
commenter cet article
29 octobre 2010 5 29 /10 /octobre /2010 12:46

.

 

 

 

A mes frères en déraison

 

A mes barrés de longue

 

A mes fragiles

 

A vos folies qui autorisèrent les miennes

 

A vos larmes

 

A vos cris

 

A vos silences

 

A vos absences sans aigreur

 

A vos présences sans lourdeur

 

 

 

Mes indispensables

 

Mes étais

 

Mes fondations

 

 

En égoisme assumé

 

Je prends de vous ma force

 

Je m'élance de vos épaules

 

Sans plus de peur du vide

 

 

 

A humer vos peaux

 

A vous entendre dire

 

A vous regarder vivre

 

 

Je deviens ce que je suis

 

De toute ma différence

 

Bâtie à la votre

 

A jamais imbriquées

 

De longue elles vont l'amble

 

 

 

 

 

.

 

 

Repost 0
Published by Sardine - dans Sètz
commenter cet article
21 mai 2010 5 21 /05 /mai /2010 13:38

.

 


Le vieux tee-shirt de bricolage était entaillé à la hauteur du mamelon droit.


Une déchirure très nette de trois ou quatre centimètres, légèrement en biais puis une  autre plus petite juste en-dessous.


Sans doute un coup de cutter ou d'une lame quelconque, un jour où le tee-shirt devait se trouver oublié sur un établi ou un coin de meuble.


Trop large et usé jusqu'à la corde, il flottait sur le corps de son propriétaire avec cette retenue pudique des vêtements d'hommes lorsque ceux-ci veulent oublier l'existence même de leur chair.


Le pantalon de treillis, de même, suggérait à peine la ligne des hanches, oublieux de l'arrondi des fesses, réduites à  une problématique probabilité d'être.



Rien ne filtrait de cette silhouette que la retenue inconsciente, le sens léger des convenances où le corps de l'homme est support à sa tête, porteur de règles sociales et de cultures.



Mais l'oeil, insensiblement, revenait  à l'entaille sur la poitrine.



Les mouvements réguliers du bras l'entrouvraient et laissaient voir une infime partie de peau.

Tendue, douce à l'évidence, ombrée d'une pilosité tendre, chaude.

La lumière s'accrochait à elle et rayonnait, assombrissant les alentours, la laissant à la vue, soudain centre d'un nouvel ordre des choses.


Et l'envie se faisait forte de glisser les doigts à travers la déchirure, de toucher cette chair soudain si visible.

 

 

 

 

.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

.

 

 

 

 

Repost 0
Published by Sardine - dans Sètz
commenter cet article
17 mai 2010 1 17 /05 /mai /2010 17:32

.

 

 

 

Y'en a des à pas voir

 

Pas connaitre

 

Pas croiser

 

A oublier aussitôt

 

Qu'entraperçus

 

 

L'oubli est le père

 

De la tranquilité

 

Et la tranquilité est la mère

 

De mon équilibre

 

 

Alors bien sûr

 

Parait que c'est lâche

 

Un peu stupide

 

Et pas glorieux

 

 

A voir

 

 

Pas si simple

 

 

 

N'empêche

 

 

 

Y'en a des à ne pas voir

 

A oublier au plus vite

 

 

 

 

.

 

Repost 0
Published by Sardine - dans Sètz
commenter cet article